Viols sur mineures : La BSPPV présente deux cas de viols sur des filles mineures

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La Brigade Spéciale de Protection des Personnes Vulnérables (BSPPV) de Belle-Vue dans la commune de Dixinn a présenté ce jeudi 19 novembre à la presse deux cas de viols sur mineures. La première a huit ans et la seconde 6 ans, a-t-on appris sur place.

Dans son explication, le père de la victime, Alpha Boubacar Diallo a indiqué que sa fille, âgée de 8 ans, a été violée par un jeune de 20 ans. Il est ensuite revenu sur les circonstances dans lesquelles il a été informé.

«C’est le lundi matin alors que je dormais quand mon téléphone a crépité. Je me suis inquiété parce qu’il faisait trop tôt. Au bout du fil, on m’a dit d’aller urgemment à Sanoyah (Coyah). Quand j’ai posé la question ce qui n’allait pas, on m’a répondu que ma fille et sa grand-mère s’y trouvent. Je rappelle que depuis quatre ans, ma fille vit avec sa grand-mère. J’ai tout fait pour qu’on m’explique ce qui n’y allait pas sans succès. C’est ainsi que j’ai emprunté un taxi-moto pour Sanoyah. Arrivée sur les lieux, j’ai été surpris de voir les sages et les chefs de secteurs. Sur place, ils m’ont dit que ma fille a été violée par un jeune.

Quand j’ai demandé où se trouvait le jeune en question, ils m’ont répondu qu’il a pris la fuite mais qu’ils ont mis son papa en demeure de chercher son garçon. J’ai dit qu’en pareille circonstance, ils ne devaient pas laisser le jeune partir.

Bref, j’ai entendu beaucoup de choses sur le jeune, qu’il n’est pas à sa première fois et qu’il est à sa troisième fois. C’est un récidiviste et c’est la raison pour laquelle j’ai fait appel à toutes mes connaissances.  Grâce à l’implication de la Gendarmerie, le jeune s’est présenté avec son père. Après le test à l’hôpital Ignace Deen, le médecin légiste a déclaré que ma fille a été déflorée», a-t-il relaté.

Dans le même sillage, Madame Sylla, la mère de la fillette de six ans explique l’enfer qu’elle a vécu. «C’était le jeudi alors que je faisais la cuisine, ma fille jouait avec ses camarades.  Entre temps, elle a disparu. Quand j’ai demandé à ses copines, elles m’ont répondu qu’elles ne l’avaient pas vue. Très inquiète, je me suis mise à sa recherche. C’est une de ses grandes sœurs qui m’a dit qu’elle est avec le jeune  »Camara. Quand je suis rentrée dans la maison, j’ai crié le nom de ma fille deux fois, c’est la troisième fois qu’elle a répondu. Je lui ai donné un fessé en disant pourquoi elle s’isole avec ce dernier. Quand j’ai foncé dans la maison, j’ai vu le jeune qui portait son pantalon dans le noir parce que la fenêtre était fermée et les ampoules aussi étaient éteintes.

Quand j’ai voulu interroger le sieur, il s’est aussitôt déchainé contre moi avec des grossièretés (…). C’est un récidiviste, il a fait la même chose à une de mes filles qui était venue faire ses vacances chez moi. Avant que mon mari ne vienne, il m’a proféré toutes sortes d’injures accompagnées de menaces. Lui et sa famille se sont déchainés contre moi à l’absence de mon époux. C’est ainsi que mon mari est venu à la Gendarmerie. Après le test, le médecin a annoncé que ma fille a été déflorée, il y a longtemps. C’est un récidiviste et il bénéficie du soutien de sa famille. Que l’autorité nous aide, nous n’avons rien, nous ne sommes que de simples locataires», a-t-elle plaidé.

Pour sa part, l’Adjudant-Chef, Sékou 2 Camara, Commandant adjoint de la Brigade Spéciale de Protection des Personnes Vulnérables a déploré la recrudescence des cas de viols ces derniers temps.

«Pour le cas de Bonfi, c’est une dame qui se trouve en location dans une famille Camara. Elle avait constaté l’absence de sa fille qui jouait devant elle pendant qu’elle préparait. De recherche en recherche, elle a été informée que sa fille se trouvait avec un certain Lansana Camara qui serait son violeur (…). Ce dernier n’a pas pu répondre à la question de savoir ce que la fillette cherchait dans sa chambre. Il a toujours nié les faits portés contre lui. Généralement, les violeurs ne reconnaissent jamais leurs forfaitures, c’est au juge d’apprécier», a-t-il laissé entendre.

S’exprimant sur le deuxième cas de viol, à Sanoyah, l’Officier enquêteur a signalé que la fillette Rouguiatou Diallo âgée de 8 ans a été violée pendant qu’elle cherchait les feuilles pour sa planchette coranique.

«C’est dans la chambre de sa maman  que le violeur a procédé à ses sales besognes. Ensuite, il a intimé l’adolescente à ne pas le dénoncer. C’est quand la fille est rentrée en pleurant à ma maison que les parents se sont intéressés. Interrogée, elle a avoué que c’est un monsieur qui lui  a fait du mal. La médecine légale a mentionné dans son rapport qu’elle a été bien touchée», a-t-il fait savoir.

Devant les médias,  le mis en cause de Sanoyah a reconnu les faits arguant qu’il n’a fait qu’une seule fois. Alors que, celui de Bonfi a rejeté en bloc les faits. «Je ne parlerais pas sans mon avocat», a-t-il insisté.

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