Violences post-électorales : Chérif Bah arrêté, Koundouno introuvable !

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Ibrahima Chérif Bah, vice-président de l’UFDG et ancien Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, a été cueilli, ce mercredi 11 novembre à son domicile de Lanbanyi. Il était recherché par la justice ainsi que d’autres proches de Cellou et du FNDC dont Sékou Koundouno, Ousmane Gaoual, Etienne Soropogui.

C’est sa femme, Mme Maïmouna Bah, qui a confirmé son arrestation : « On vient d’arrêter mon mari chez nous à Lanbanyi pour le conduire vers une destination inconnue. Ils sont venus d’abord envahir tout le quartier avec plusieurs pick-up. Ils sont venus de façon illégale, sinon ils pouvaient le convoquer. Ce n’est pas un bandit de grand chemin, mais une grande personnalité ». Apparemment, la police n’envoie pas de convocation. D’ailleurs, le FNDC avait prévenu que personne n’allait répondre à une convocation « illégale ». En début d’après-midi, ce mercredi 11 novembre, Sékou Koundouno a également reçu la visite des flics à domicile. Sur sa page Facebook, il écrit que « des agents lourdement armés, venus dans dix pick-up BRB, BRI et BAC sont à l’instant T à mon domicile ». Les agents ont fait chou blanc, Koundouno s’est volatilisé dans la nature. Ils ont interrogé sa femme pour savoir où il se trouvait, selon le FNDC : « Des agents des unités de police BRB, BRI et BAC lourdement armés au domicile de camarade Sékou Koundouno. Ce dernier absent, sa femme a été menacée d’indiquer le lieu de refuge de son mari. Elle s’est fait voler son téléphone par un des agents ».

Le président de l’UFDG, La Petite Cellule Dalein Diallo, solidaire des personnes visées, s’indigne : « Les violences déclenchées par Alpha Condé pour faire passer son coup d’Etat électoral continuent de faire des victimes, notamment dans les rangs de l’UFDG. Après m’avoir séquestré à mon domicile, fait occuper par l’armée mes bureaux et le siège de mon parti et fait tuer par balles 48 personnes, le tyran a décidé de décapiter mon parti en se livrant à l’arrestation de ses dirigeants. Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé, Abdoulaye Bah ainsi qu’Etienne Soropogui et Sékou Koundouno sont aujourd’hui dans le collimateur d’Alpha Condé qui a déjà actionné sa justice à cet effet. Et le motif est vite trouvé. Ils sont accusés par le Procureur de proférer des menaces de nature à troubler la sécurité et l’ordre public alors que les 48 morts des violences post-électorales et les 99 morts du FNDC n’ont encore suscité aucune réaction de la part de notre Procureur. Quelle honte ! »

Hier mardi 10 octobre, le procureur de Dixinn, Sidy Souleymane N’Diaye, avait annoncé que Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé, Abdoulaye Bah, Etienne Soropogui et Sékou Koundouno étaient activement recherchés par la justice dans le cadre des enquêtes ouvertes suites aux violences post-électorales.

Oumar Tély Diallo

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