Une délégation de l’UFDG dans les familles de victimes des violences post-électorales

1 week ago 23

Une délégation de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) s’est rendue dans les différentes familles des victimes des violences post-électorales dans les quartiers de la périphérie de Conakry relevant de la commune urbaine de Dubreka. Tout d’abord, la délégation a commencé dans la famille d’Abdoulaye Djibril Diallo à la Cimenterie. Là, les hôtes ont compati à la douleur de la famille épeurée.

Des témoignages pathétiques et l’anxiété se faisaient. « Le jeune n’a rien fait. Il n’est même pas né ici, c’est à cause de moi qu’il était là. Il est né en Sierra-Léone. Il faisait le lycée Solokouré ici. Les gens ne le connaissaient même pas dans ce quartier. Aujourd’hui, il est parti. Je suis triste, c’est dans mes mains qu’il a grandi », témoigne sa grand-mère.

Après cette première rencontre, direction dans quatre autres familles à Baillobaya. Sur les lieux, on retrouve Elhadj Ibrahima, imam de Bailobayah-Centre. Là aussi, c’est la consternation, comme si l’acte s’est déroulé aujourd’hui. Les plaies sont toujours ressenties. Dans le salon qui regroupe visiteurs et membres de familles de victimes, la tristesse se lisait sur tous le visage. Mais ce qui a plus touché, ce sont les dires de Mariama Bah, mère de Souleymane Bah, tué lors des violences post-électorales. « Je ne sais pas quoi dire. Ce jour-là, c’est moi qui ai réveillé mon enfant pour lui dire de se lever et prier. Ce qu’il a fait. Après, il a acheté le pain pour sa femme. C’est ainsi il a dit à sa femme qu’il part chercher du lafidi. Quelques temps après, on l’a appelé ; il nous a dit qu’il est au garage. Nous lui avons dit de revenir, ça a duré un peu. Et après, on l’a rappelé c’est quelqu’un d’autre qui a pris le téléphone pour nous dire que le propriétaire est là… Ensuite, on a insisté, après la nouvelle a été annoncée par les voisins. Entretemps, on a envoyé mon enfant », se souvient la mère du défunt.

Assise les larmes aux yeux, cette maman n’arrive pas à croire que son fils est parti. Elle dit pardonner pour Dieu mais pas pour les bourreaux de son enfant. « Nous remercions la délégation, je pardonne pour Dieu, mais pas pour ceux qui ont tué mon enfant. C’est lui seul que j’avais comme enfant dans ma vie et il est parti. Je remercie le Créateur », a-t-elle ajouté.

Pour le continuer le périple, la délégation s’est aussi rendue dans la famille du jeune Mamadou Lamara Diallo, un élève de la 6eme qui aussi pris une balle innocemment. Les membres de familles de cette autre victime ont préféré faire leur deuil au village, nous ont confié les voisins. Sur place, ce sont les voisins qui ont été trouvés et qui ont salué l’initiative de l’UFDG.

Sur le motif de ce déplacement, l’ex-maire de Dubreka et membre de bureau fédéral de l’UFDG a déclaré que cette démarche est « une manière de montrer aux parents des victimes que cette situation n’est pas pour eux seulement. Nous sommes venus compatir, les consoler. L’UFDG est solidaire à ces victimes mais cela ne veut pas dire  pour autant que nous allons baisser les bras », a affirmé Makiou Sall.

Aliou Diallo

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