Transition : Kémi Séba soutient les Guinéens

2 weeks ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

En séjour en Guinée depuis le 4 octobre, le panafricaniste, Kémi Séba, confiant après la rencontre avec les autorités du CNRD, a fait une sortie médiatique ce 6 octobre, sur FIM FM. Il a profité de l’occasion pour faire le compte-rendu de sa rencontre avec le CNRD.

«Nous soutenons le peuple. Partout où je vais en Afrique, les préoccupations de notre ONG c’est d’être du coté de la population, tous ceux qui nous suivent le savent. Par rapport au CNRD, les choses sont claires, nous avons rencontré le président du CNRD, Mamadi Doumbouya. Longuement, nous nous sommes entretenus avec lui, pour parler à bâton rompu de ce qui était des préoccupations et inquiétudes des jeunes Guinéens et africains. De la même façon qu’au Mali où nous avons été reçus par le ministre de la Défense, Sadjo Camara, le message est le même partout. Tant que les militaires répondent aux aspirations du peuple, la mouvance panafricaniste matérialisée par notre ONG sur le continent Afrique francophone, continuera à les soutenir. S’ils trahissent les aspirations du peuple, de la même façon que nous avons combattu leurs prédécesseurs, nous les combattrons», a-t-il déclaré.

Parlant d’Alpha Condé, Kémi Séba estime qu’il répondre de ses actes devant la justice : « Qu’est-ce qu’Alpha Condé faisait quand il était au pouvoir ? Il appliquait selon lui la justice, il est temps que la justice s’applique à lui (…) Moi je crois en des vertus telles que la vérité, la justice (…) et de la même façon, je pense véritablement qu’Alpha Condé doit goûter à sa propre sauce. Il doit répondre des exactions qui ont été commises et pour toutes les dérives liberticides et autocratiques qui ont été effectuées (sous son régime Ndlr). Il doit répondre de ses actes devant une justice et des commissions où la population doit se faire entendre. Pendant trop longtemps, cela a été des règlements entre petits groupes, petites oligarchies. Il faut qu’aujourd’hui que le peuple puisse s’exprimer, dire ce qu’il pense de ce qui s’est passé.»

Selon lui, dès qu’il y a «une nouvelle force politique qui émerge de la masse, l’objectif pour les multinationales, est de maintenir le statu quo. Tout est fait pour rappeler que lorsque les militaires prennent le pouvoir, il y a des risques de dictature éternelle, etc. Mais n’oubliez pas que John Rawlings était un militaire. Il a pris le pouvoir, il l’a rendu ; jusqu’à preuve du contraire, il n’est plus revenu après. Thomas Sankara, était un militaire. Mouammar Kadhafi était un militaire. Donc, qu’on arrête de présenter le fait que quelqu’un soit un militaire, pour dire que systématiquement, c’est un tyran en puissance (…) Nous allons attendre de voir ce qui va se passer. J’ai dit et je répète, nous ne soutenons que les actes. De ce que j’ai entendu hier (mardi 5 octobre Ndlr) du Colonel Mamadi Doumbouya (…), ce qu’il nous a dit sur la souveraineté, sur le panafricanisme (…), ce n’est pas chez Patrice Talon que j’ai entendu cela, ce n’est chez les dirigeants de l’Afrique francophone que j’ai entendu cela (…) J’ai entendu un discours nouveau qui est similaire de ce que j’ai entendu au Mali et je dis : Si ce discours se concrétise en acte, nous les soutiendrons, s’ils trahissent les propos qu’ils ont énoncés, nous les combattrons, parce que le seul parti qui est le nôtre, c’est celui du peuple… »

Baïlo Diallo

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