Surcharge des véhicules lourds de transport de marchandises :  ce qu’en pense l’union nationale des transports routiers de Guinée

1 week ago 27

En début de ce mois de juillet (précisément entre le 04 et le 09), la police a immobilisé plusieurs camions pour surcharge. Ces interpellations ont concerné en majorité, des véhicules appartenant à des Guinéens. On note cependant le cas d’un camion malien qui a fait la une, pour arrachage de câbles et cassure d’un poteau de dispositif de signalisation lumineuse.

Cette réaction de la police face à ce type d’infraction imputée à des camionneurs n’a pas laissé insensible l’union nationale des transports routiers de Guinée (UNTRG). Pour la bonne raison, a-t-elle dit, qu’il s’agit de ses mandants dont les comportements l’interpellent, partout où ils se produisent.

C’est ainsi que Elhadj Férébory Donzo, président de l’UNTRG a saisi l’occasion pour d’abord admettre que l’action menée par la police est bien légale et légitime. Il est de son devoir régalien de faire respecter partout sur le territoire national, les règles qui régissent le transport routier.

Il dira que son institution est une association socio professionnelle qui regroupe l’ensemble des transporteurs opérant dans le pays. A ce titre, elle entend collaborer étroitement avec les autorités pour améliorer progressivement le transport en général et celui routier en particulier.

C’est un gage certain pour réduire les désagréments que cette activité, essentielle au développement social et économique du pays peut causer à la circulation.

Pour le président de l’UNTRG, l’atteinte de cet objectif passe nécessairement par l’amélioration du comportement des conducteurs, dans tous les secteurs de transport. Ce qui sous-entend nécessairement une rupture totale avec le vieil ordre qui avait cours, les années passées.

Le nouveau bureau exécutif de l’union nationale des transporteurs entend mieux gérer le secteur. Dans cette optique, il place la formation, l’information et la sensibilisation des acteurs ainsi que sa collaboration étroite avec les autorités, au premier plan de ses préoccupations.

Dans le même ordre d’idées, Elhadj Férébory Donzo a invité l’ensemble des acteurs intervenant dans le secteur des transports à s’approprier les textes qui régissent l’activité. Pour lui, cela permet à chacun d’avoir une boussole pour toujours aller dans le sens du respect des règles établies. Mais aussi cela évite de commettre, sans même le vouloir, des abus ou des manquements dans l’application des textes.

Ainsi, dira-t-il, notre pays, au-delà de sa réglementation propre, est soumis à d’autres textes supranationaux édictés par la CEDEAO. Le caractère intégrateur de cette institution sous régionale inscrit les transports au premier plan. C’est pourquoi selon lui, pour l’évoquer, on parle de libre circulation des personnes et de leurs biens.

Pour régenter ce secteur et mieux le structurer et sécuriser, de nombreux textes que nous avons l’obligation de respecter partout dans la sous-région, ont été pris et validés au plus haut niveau par nos Chefs d’Etat respectifs.

Il s’agit d’une documentation très fournie qu’un seul article de presse ne peut restituer.

Pour ce premier jet, le président de l’UNTRG a fait référence à l’acte additionnel A/S A du 17/02/2012 relatif à l’harmonisation des normes et des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats membres de la CEDEAO, adopté à Abuja, les 17 et 18 février 2012 par la quarantième session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etat.

Il a cité les cas : de la charge à l’essieu qui est de 11 t,50 ; la hauteur hors-tout, limitée à 4m,50 pour tous véhicules ; la longueur et la largeur hors-tout qui varient respectivement entre 12 et 44 m pour le premier cas et entre 2 m, 55 et 2m70 pour le second et selon les types de véhicules.

S’agissant de la charge utile, du PTAC et du PTRA, ce volet contient des aspects, à la limite, trop techniques pour les non-initiés. Ils font toujours référence au type de véhicule.

Que celui-ci soit isolé, porteur, tracteur routier, remorque, semi-remorque, véhicule articulé, train routier, train double ou bi-train, pour déterminer la charge admise, on intègre toujours le type d’essieux qu’il y a sur le tracteur ou la remorque ou semi-remorque.

Tel qu’on le voit, il y a beaucoup à apprendre sur le sujet, tant pour les exploitants que pour les contrôleurs.

Elhadj Férébory Donzo ambitionne d’en faire son credo pour que chaque acteur soit suffisamment outillé pour faire bon usage des règles établies dans ce mode de transport. Vaste programme !

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