Sensibilisation sur les violences faites aux femmes en Guinée: Les ONGs AMALI et WAFRICA continuent de mobiliser…

1 year ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

En Guinée, les cas de violences  physiques et sexuelles faites aux femmes sont rapportés quotidiennement dans la presse ces dernières semaines. Une recrudescence notamment de viols sur des fillettes doit obliger le président de la transition le Colonel Mamadi Doumbouya à sortir de son silence, « justice soit rendue aux victimes ». Pendant ces derniers jours d'activisme contre les violences basées sur le genre, les ONGs AMALI et WAFRICA continuent d’organiser des actions pour faire passer des messages, notamment dans les lycées.

 

« Mort aux violences faites aux femmes et aux filles ! » tel est le slogan fort utilisé par la militante associative Mme Bah  Houray, présidente de l’ONG AMALI, pour sensibiliser des dizaines d'élèves mobilisés pour la circonstance. 

 

Téléphone en main, elle se sert d'une photo pour faire passer son message.

Célibataires ou mariées, parfois enceintes: les témoignages de femmes victimes de violences sexuelles se multiplient depuis quelques temps en Guinée. Des victimes qui redoutent la double-peine, car si elles osent en parler, elles risquent aussi d'être rejetées par leur entourage.

 

« C’est une femme qui a été violentée par son mari et dont les deux jambes ont été cassées. Donc c’est une situation réelle et si nous n’en parlons pas, si nous n’appelons pas à changer nos comportements, ça ne va pas aller. Est-ce que c’est bien ? »

 

En Guinée, un numéro vert devrait être lancé par les autorités pour dénoncer les violences.  Une initiative qui rassure Mme Houray Bah. Il y a quelques mois, elle s'est sentie désemparé quand elle a vu son amie se faire tabasser. 

 

« C’était une de mes amies qui a des problèmes avec son copain. Il l’a tabassé. Je suis intervenue. Quand ça m’a dépassé, j’ai appelé les gens. Maintenant je vais dénoncer. Comme j’ai leur numéro, je vais surement les appeler. »

Dénoncer les violences, c'est tout l'enjeu de cette campagne de sensibilisation.  Selon Madame Fatou Souaré Hann, activiste des droits humains et présidente de l'ONG Wafrica « Les violences faites aux femmes restent un tabou et sont presque tolérées dans notre société car on se préoccupe plus de préserver la dignité de la famille que de dénoncer ces travers sociaux ». 

 

En Afrique, 1 femme sur 5 déclare être victime de violence physique selon l'ONU. Et plus de la moitié des femmes sont mariée avant l'âge de 18 ans.

 

Ce tableau peu reluisant fait que de plus en plus de voix s'élèvent pour porter le combat légitime des femmes afin que cessent toute forme de violence à leur égard. Le chemin est certes long et plein d'embûches,  mais grâce aux initiatives comme celles portées par les ONGs AMALI et WAFRICA, les lignes vont continuer de bouger en faveur du respect des droits des femmes en Guinée. 

   

Mariame Ciré Bah – GuinéeTimes.com 

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