Production du piment à Lélouma : une aubaine pour des nombreux jeunes de la localité 

3 days ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Le secteur agricole jusque-là placé au second plan, est, aujourd’hui en train de sortir petit à petit la tête de l’ornière à Lélouma. De plus en plus, des jeunes s’intéressent au secteur agricole qui est incontestablement l’un des leviers essentiels pour le développement local. Parmi eux, nombreux sont ceux qui se sont tournés vers la production et la commercialisation du piment, à remarqué sur place Guinéenews.

Ibrahima Sadio Diallo, en plus de la boutique d’alimentation qu’il gère, a lancé cette activité de culture et de commercialisation des légumes, notamment le piment il y a quelques années. « Actuellement, il est extrêmement important de diversifier ses activités pour pouvoir joindre les deux bouts. Car, rien n’est plus sûr avec une seule activité par ces temps qui courent. Depuis, trois ans maintenant, je suis en train d’expérimenter diverses cultures. Mais d’après mon propre constat, en tout cas, moi, personnellement, en ce qui me concerne, c’est la culture et la vente du piment qui m’a été la plus rentable.

En plus, par rapport aux autres cultures, avec le piment, il y a plus de liberté. Par exemple il suffit juste de bien défricher la surface à cultiver et entretenir les plants. Ça ne demande pas beaucoup d’investissement comme pour les oignons entre autres. Et c’est un produit qui trouve de preneur sans difficultés. En tout, ça me rapporte gros et j’ai vraiment envie d’y travailler davantage », se réjouit – il.

Poursuivant, il ajoute que « des difficultés existent bien sûr comme dans toute activité d’ailleurs. Pendant la saison sèche, je suis confronté au manque d’eau pour l’arrosage. En plus, c’est difficile pour moi d’avoir les fertilisants. Parce que je préfère la boue de vaches où de chèvres. Car avec ces matières, on a plus de chance d’éviter aux piments de pourrir très rapidement. La main d’oeuvre aussi n’est pas facile à avoir pour effectuer certains travaux », explique toujours Ibrahima Sadio Diallo.

Dans la même lancée, cette autre jeune dame évoque les raisons et les avantages qui l’ont poussé à se focaliser sur la culture. « Beaucoup de femmes comme moi restent à la maison et se plaignent de la cherté de la vie. Pourquoi ne pas travailler la terre. Car elle ne ment jamais. (…). Il y a maintenant deux ans que je suis dans cette activité. Sincèrement, je remercie Dieu. Avec ça, je parviens à satisfaire mes besoins ainsi que ceux de ma famille. Le piment frais, ça se vend et s’achète tout le temps. J’ai commencé par une petite surface que suis en train de grandir petit à petit. C’est vrai que le travail n’est pas facile surtout pour une femme mais c’est vraiment nécessaire et rentable. (…). En tout cas moi je parviens à joindre les bouts à travers ça, » se réjouit Dame Kadiatou Diallo malgré quelques problèmes qu’elle a souligné

Dans le même sillage, Abdoulrahim Diallo, un autre amoureux de la culture renchérit : « j‘ai effectué une première expérience l’année dernière. Et cette expérimentation de la culture de gros piment comme la variété « habanero » s’est avérée vraiment très rentable. J’avais fait trois cents plants et chaque plant donne au moins jusqu’à 50 fruits. Au cour de la récolte à chaque semaine je cueillais environ la valeur de six kilogrammes. Et la valeur monétaire de trois kilomètres varie entre 70 à 100 mille francs selon la période. L’avantage qu’on a aussi, il faut le savoir, quant on entretient bien les plants c’est-à-dire les tailler et mettre des fertilisants on peut en bénéficier deux ans durant. Ça nécessite seulement l’entretien », a t-il confié.

Avec la réussite de cette première culture de piment, Abdoulrahim Diallo compte en faire un champ de 5 mille plants cette fois ci. « Comme le résultat de l’année dernière a été probant. Je compte cette année en faire avec 5 mille s’il plaît au bon Dieu. Parce que avec le piment, la demande est toujours là. Donc l’objectif, c’est d’alimenter les marchés locaux », envisage le jeune Rahim avant de déplorer la non vente du piment par kilogramme comme chez le cas un peu partout ailleurs.

 » Le défis qu’on a aujourd’hui est de pousser les uns et les autres à s’habituer à payer notre production par kilogramme surtout les détaillants. Car ailleurs, le kilogramme de piment frais est valorisé à 30 ou 40 mille francs guinéens. Cela va non seulement nous permettre d’évaluer la récolte mais aussi et surtout sa valeur monétaire ».

Aujourd’hui, à Lélouma, de plus en plus, des jeunes s’intéressent à l’agriculture. Un secteur de développement par excellence dans une localité aux potentialités agricoles énormes. Chose qui mérite un appui financier et de l’accompagnement technique pour sa pérennisation.

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