PARIS : le FNDC porte plainte contre Mamadi Doumbouya

3 weeks ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Par LEDJELY.COMlundi 12 septembre 2022 à 10:02lundi 12 septembre 2022 à 11:13

Le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) n’entend manifestement pas abdiquer. Disssous par les autorités de la Transition en Guinée, le mouvement qui s’était élevé contre le troisième mandat du président Alpha Condé, ne veut cependant pas se résigner. Ainsi, continue-t-il à appeler à des manifestations pour réclamer de la junte du CNRD le retour rapide à l’ordre constitutionnel. Justement, c’est en raison de la répression réservée à ces manifestations que les camarades d’Oumar Sylla Foniké – lui-même détenu au même qu’Ibrahima Diallo – viennent de déposer une plainte contre le président de la Transition, devant la justice française, selon nos confrères de Jeune Afrique.

Le mouvement citoyen accuse le colonel Mamadi Doumbouya de « complicité d’homicide et de torture ». Une accusation qui se rapporte, selon le mouvement anti-troisième mandat aux événements enregistrés dans le sillage des manifestations politiques des 28 et 29 juillet et du 17 août 2022. Des manifestations qui ont donné lieu à un total de 8 morts. Un bilan lourd que le FNDC impute à l’utilisation « délibérée » d’une « violence disproportionnée et injustifiée ». Pour ce qui est du lien avec le président de la Transition, le Front national pour la défense de la constitution évoque des « ordres donnés aux militaires dont il contrôle les agissements ». Et du fait de ces « ordres », le colonel Mamadi Doumbouya est « considéré comme complice des meurtres commis sur les manifestants ».

Sur le volet torture, la plainte du FNDC cite des témoignages de personnes interpellées dans le sillage des mêmes manifestations et détenues dans l’enceinte du camp Alpha Yaya Diallo. « Les plaignants rapportent des violences et mauvais traitements, notamment des coups de fouet commis à leur encontre de manière répétée par les membres de la junte militaire et qui avaient pour but évident d’intimider les victimes », rapportent nos confrères de Jeune Afrique. Les mêmes témoins disent par ailleurs avoir été contraint à nettoyer le camp et d’avoir débourser entre 1 et 3 millions de GNF pour obtenir leur liberté.

S’il est très peu probable que cette plainte ait un effet immédiat sur le président de la Transition, elle peut néanmoins servir de moyen de pression contre lui. Cela peut être une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Bien sûr, en pareille circonstance, difficile de prévoir la réaction que peut avoir le colonel Mamadi Doumbouya. Autant cela peut le réfréner, autant il peut aussi se radicaliser davantage.

En tout cas, cette démarche du FNDC vient confirmer la dégradation des rapport entre le mouvement et les militaires qui ont déposé le président Alpha Condé. On se rappelle en effet qu’au lendemain du coup d’Etat du 5 septembre 2021, le même mouvement avait unilatéralement annoncé le retrait du colonel Mamadi Doumbouya de la liste des promoteurs du troisième mandat qu’il avait précédemment dressée.

Ledjely.com

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