Ouverture du procès des massacres du 28 septembre 2009 dans trois mois : la coalition Guinéenne pour la CPI dévoile sa position

1 month ago

LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Une mission de la cour pénale internationale séjourne en Guinée pour s’enquérir de l’état des préparatifs du procès des auteurs présumés des massacres du 28 septembre 2009. Cette 18ème mission de la CPI donne un ultimatum de trois mois à la Guinée pour l’ouverture du procès à défaut la CPI se saisit du dossier. Pour le président de la coalition guinéenne pour la CPI ce n’est pas la première fois que cette juridiction internationale tienne un tel discours. Il préfère quand même que le procès se tienne en Guinée pour plusieurs raisons.

L’instruction du dossier du 28 septembre 2009 est bouclée depuis 2017 mais l’ouverture du procès tarde encore sous les regards impuissants des victimes. C’est pour cela des émissaires du bureau du procureur de la CPI sont en Guinée pour s’enquérir de l’état d’avancement du dossier. Un ultimatum de trois mois est donné à la Guinée pour ouvrir le dossier sinon la CPI se saisit de l’affaire. Cela est bien possible mais le président de la coalition guinéenne pour la CPI a un souhait. « Nous nous ne pouvons que saluer cette visite, qui est la première depuis l’élection du nouveau procureur. Comme les nouvelles autorités du pays ont affirmé que la justice sera sa boussole et qu’il s’inscrit dans la logique de la réconciliation nationale, donc nous avons un grand espoir que le procès s’ouvrira en 2022, parce que ce procès contribuera à lutter contre l’impunité et aussi redorer le blason de la justice nationale. Nous saisissons l’occasion pour demander au ministère de la justice, nos partenaires bi et multilatéraux, pour qu’ils prennent des dispositions afin que le site devant abriter le procès soit achevé. Et qu’on prenne toutes les dispositions logiques et sécuritaires de tous les acteurs impliqués dans ce dossier, à savoir les juges, les avocats des victimes, les victimes, les associations des victimes, les huissiers etc… pour que le procès s’ouvre » affirme Me Hamidou Barry.

L’autre demande faite aux nouvelles autorités par Me Hamidou Barry au nom de sa structure est d’accorder des indemnités provisoires aux victimes. « Nous demandons au gouvernement guinéen d’accorder une indemnisation provisoire aux personnes démunies des victimes des massacres du 28 septembre 2009. Parmi ces victimes, il y a des orphelins, des femmes qui ont été violées, des femmes qui ont attrapé le SIDA, des femmes qui ont été abandonnées par leurs maris avec des enfants déscolarisés, un nombre important des victimes ont perdu leurs activités génératrices de revenus. Donc une indemnisation provisoire serait salutaire pour ces victimes avant même la tenue du procès », renchérit-il.

Cette mission du bureau du nouveau procureur de la CPI qui s’est entretenu avec la ministre guinéenne de la justice s’est dite satisfaite de l’engagement des nouvelles autorités par rapport à ce dossier.

MLT, guineetimes.com

     
Lire l article complet
Articles - News - SiteMap