Occupations anarchiques des voiries publiques : vendeuses, responsables de marché…se rejettent la responsabilité

2 weeks ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Les vendeuses qui occupent les voies publiques au niveau des marchés sont exposées à plusieurs dangers. Au marché d’Enco 5, dans la commune de Ratoma, les principales concernées expliquent leur présence sur ces routes par le manque de places dans le marché. Leurs responsables et les conducteurs ont aussi exprimé leurs inquiétudes par rapport à la situation.

Assises côte à côte, presque sur le goudron, ces femmes sont en longueur de journée exposées à des risques d’accidents en occupant ces voies aux abords des marchés. Mohamed Camara est le président du conseil d’administration du marché d’ENCO 5. Il explique le combat quotidien mené par son bureau. «

A l’intérieur du marché, c’est polluer, tous les hangars sont pourris. La preuve est là, les Russes ont déversé un caniveau qui traverse le marché, cela a pollué complètement le marché. Des fois on chasse les femmes sur ces voies mais qui ne tardent pas à revenir. Sous prétexte qu’elles ne peuvent pas rester dans la maladie. Nous voyons tous les réalités » mentionne ce responsable du marché d’Enco5.


Les conducteurs de la ligne Enco 5-Sangoyah expriment les difficultés qu’ils rencontrent en pratiquant cette ligne pendant les heures de marché. Fanta Oulén est l’un des doyens de ces conducteurs. « Quand tu prends les passagers au rond-point d’ENCO 5 pour Sangoyah, entre le marché et les rails, il est vraiment difficile de circuler à ce niveau. Les femmes sont assises n’importe comment sur la voie. Et quand tu touches quelqu’un, tu es obligé de l’amener à l’hôpital.

 

 On a demandé au syndicat de leur dire de quitter, nous garons nos véhicules avant le crépuscule puisque nous n’avons pas d’argent pour l’hôpital. Cette situation nous fatigue vraiment » se défend ce chauffeur.

 

Mariama Ciré Camara est l’une des vendeuses occupant la bordure de la route. Elle explique leur présence sur les lieux et lance un appel à l’endroit des responsables du marché. « Actuellement nous n’avons pas où nous assoir, quand tu t’arrêtes sur la route on te chasse, nous avons aussi peur des voitures, il n’y a pas où gagner le quotidien, nous avons aussi des enfants à nourrir. Quand tu te réveilles de 5h jusqu’à 18 h tu sillonnes, il n’y a pas de place.

Qu’on nous cherche des places dans le marché.

 

Il y a certains qui ont des places dans le marché, qu’ils rentrent dedans pour que nous ayons aussi de la place pour éviter les voitures » se justifie cette vendeuse.

Très souvent, ces femmes sont victimes d’accidents de circulation. Dans le passé, 13 personnes ont perdu la vie dans un dérapage de camion aux abords du marché d’Entag dans la commune de Matoto.

 

Hafsatou Leno, guineetimes.com

Lire l article complet
Articles - News - SiteMap