Notre passé, notre héritage commun, ne le salissons pas! [Soninké Diané]

6 days ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

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Ensemble, nous sommes le produit et le fruit de notre histoire encore très vivante de par la trajectoire de notre nation. Chaque période, souffrance, victoire et défaite sont la résultante de nos efforts communs et façonnent notre identité collective. Reconnaître et honorer toutes les voix, toutes les expériences, même les plus douloureuses, est essentiel pour guérir nos fractures mémorielles. Certes les souffrances ont été réelles et atroces mais les challenges encore plus complexes et nombreux nous imposent d’œuvrer pour un dépassement dans un contexte très difficile.

Ainsi, en embrassant notre passé dans sa totalité et non de façon fragmentaire ou parcellaire, nous permettra de construire un avenir plus juste et plus uni. Ensemble, évacuons les divisions du passé pour forger un avenir de compréhension, de réconciliation et de paix durable.

Refusons l’inquisition permanente sur le passé capable de compromettre notre avenir et devenir pourtant promus à être radieux. Force est de reconnaître que nous ne pouvons pas à cœur joie faire l’apologie des auditions obtenues sous une forme de maltraitance assimilable à la torture des victimes du 4 juillet 1985 et vouloir en même temps nier celles aussi  des mis en cause de la période 1958-1984! Sachons raison gardée !

On ne fait pas l’histoire d’une nation en s’enfermant dans le nihilisme, dans la confusion, la haine de l’autre et la manipulation des faits. Pas de justice de vainqueur !

Un adage de chez nous dit : “ Si tu ne veux pas qu’on insulte tes parents, n’insulte pas ceux des autres aussi. »

Nous invitons les Guinéennes et Guinéens au dépassement, notre seul salut! Nous devons nous détacher de l’histoire surtout politique faite ou parsemées de douleurs occasionnées par des velléités mortifères d’une ancienne colonie mal en point et non préparée au brusque divorce d’un territoire où s’était focalisée des appétences très alléchantes pour l’industrie métropolitaine.

Soixante-six (66) ans après, il nous faut prendre les airs et dans cet envol, les objectifs ne doivent plus se tourner vers le bas, mais plutôt, plus haut avec un ciblage qui tient compte des réalités et challenges du moment !

Puisse Dieu apaiser nos cœurs et protéger la « Guinée notre paradis  » pour plus de progrès et de bonheur ! Amen !

Soninké Diané

Consultant Formateur, activiste de la Société Civile

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