Massacre du 28 septembre : un nouvel espoir se dessine pour les victimes

1 week ago

LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Les victimes du massacre du 28 septembre 2009 au stade du même nom attendent, depuis 12 ans maintenant, que leurs bourreaux soient punis à la hauteur de leurs forfaitures. Mais une lueur d’espoir se dessine, car les travaux du bâtiment qui va abriter le procès de ces événements sont exécutés à 60%.

Ce mercredi 24 novembre 2021, le Premier ministre, Mohamed Béavogui et la ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Me Fatouma Yarie Soumah se sont rendus sur le site afin voir le niveau d’exécution des travaux. Ce bâtiment, faut-il le rappeler, se trouve dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry.

Dans son intervention, Mohamed Béavogui a fait savoir qu’il y a des problèmes à régler : « Les travaux sont avancés. Il y a certains problèmes à régler. Il faut qu’on accélère. Dès que ces problèmes seront réglés, nous espérons que le bâtiment sera prêt dans les trois mois suivants. En ce qui concerne la partie judiciaire, parallèlement aussi, il y a un certain nombre d’actions à entreprendre, ces actions vont être entreprises pour que la fin des travaux coïncide avec une préparation complète de la partie judiciaire. »

Avec la volonté du président de la Transition de faire de la justice la boussole qui va guider les Guinéens, les victimes peuvent espérer voir enfin le procès se tenir. Le Premier ministre y tient beaucoup : « Nous espérons que ça va se passer correctement à partir de maintenant. La ministre de la Justice va déjà convoquer le comité de pilotage du procès des événements du 28 septembre. Et ce comité pourra revoir la situation et faire les propositions nécessaires au gouvernement pour accélérer le processus. Ce qui est clair, c’est que le gouvernement s’est engagé, le président de la République l’a dit clairement, la justice sera la boussole qui va guider notre action. La question du 28 septembre est une question cruciale qu’il faut régler assez rapidement. Elle sera faite dans les règles de l’art, dans la loi et seulement la loi. »

Pour empêcher une éventuelle candidature de Moussa Dadis Camara à l’élection présidentielle, chef de la junte d’alors, de nombreux Guinéens se sont rendus au stade du 28 septembre pour manifester leur opposition aux velléités du jeune capitaine. Suite à ce rassemblement interdit, 157 manifestants ont été tués, de nombreux portés disparus, une centaine de femmes violées, selon l’ONU.

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