MAISON CENTRALE : Ibrahima Diallo et Foniké Mengué poursuivent la grève de la faim

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LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Par LEDJELY.COMmercredi 9 novembre 2022 à 06:59

La grève de la faim qu’Ibrahima Diallo et Foniké Menguè observent depuis ce lundi 7 novembre pour protester contre leur détention prolongée et exiger la programmation de leur procès, ne sera pas restée sans effet. En effet, leur dossier a brusquement enregistré un coup d’accélérateur ce même jour , avec l’instruction qui a été opportunément bouclée, avec à la clé la requalification des faits. Mais leur procès n’est toujours pas programmé. En conséquence, nous rapporte leur avocat, Me Salifou Béavogui, les deux activistes responsables du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) poursuivent leur grève de la faim.  

L’avocat trouve qu’enfin, on se dirige vers la programmation du procès. Et c’est un petit progrès qu’il met à l’actif de la grève de la faim qu’ils observent depuis 48 heures « Je crois vraiment que cette grève de faim qu’ils ont entamée a porté fruit », dit Salifou Béavogui. Et manifestement, les deux activistes estiment qu’il n’est pas question de s’arrêter en si bon chemin. « Mes clients décident de poursuivre leur grève de la faim jusqu’à la programmation de leur procès », a fait savoir Me Bea.

Pourtant, l’avocat et ses clients ont de quoi se féliciter.  En effet, ce mardi, dans son ordonnance, le doyen des juges d’instruction a décidé d’écarter les chefs d’accusation de « destruction d’édifices, d’incendies volontaires, de coups et blessures volontaires, de pillages, d’associations de malfaiteurs ». En conséquence, Ibrahima Diallo et Foniké Menguè ne sont plus poursuivis que pour « participation délictueuse à un attroupement, complicité de destruction d’édifices privés et publics, complicité de coups et blessures volontaires ».

L’avocat des deux activistes en déduit que ses clients pourraient tout simplement bénéficier être libérer à l’occasion d’un procès qui pourrait être organisé prochainement.

De son côté, Asmaou Barry, conseillère au CNT et épouse d’Ibrahima Diallo, a dans un communiqué, dénoncer cette détention prolongée de son mari et de son camarade de lutte et dit tenir l’Etat pour responsable de tout ce qui adviendrait. En effet, l’état de santé des deux activistes est décrit comme fragile par leurs proches. Or, cet état pourrait davantage se dégrader avec leur refus de s’alimenter.

Aliou Nasta 

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