Lutte contre les violences faites aux femmes : AMALI et WAFRICA mobilisent pour la cause

5 days ago

LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Le 25 novembre de chaque année est l’occasion de faire  le bilan sur la condition des femmes. Pour la circonstance, les activistes recensent les violences basées sur le genre (VBG)  pour alerter l’opinion, engager des plaidoyers auprès des Autorités et sensibiliser les victimes sur la nécessité de briser le silence en vue de protéger les futures générations. 

Ce jeudi, 25 novembre 2021, les ONG AMALI et WAFRICA en collaboration avec l’Ambassade de France en Guinée et en Sierra Leone ont organisé à Conakry, une rencontre  entre les différents acteurs impliqués dans la lutte contre les violences faites à la couche féminine. Ladite rencontre a permis de mobiliser des représentants des services de sécurité (OPROGEM, BSPPV), une dizaine d’organisations de la société civile et des représentants de l’Union européenne, de la France, de la Belgique et de l’Espagne. Les participants se sont constitués en quatre Groupes pour aborder la problématique.

Les groupes ont examiné les modalités de la mise d’une plateforme technique de concertation des intervenants, dans la lutte contre les violences faites aux femmes. S’en est suivi des échanges sur la prise en charge psychosociale des survivantes de VGB, leur prise en charge médicale, l’accompagnement juridique et leur réinsertion au sein de la société. Ces tables rondes ont été procédées d’une minute de silence à la mémoire de M’mah SYLLA ainsi que de toutes les autres victimes des violences basées sur le genre et des discours officiels.

A tour de rôle, les représentantes de l’Ambassade de France  & de l’Union européenne et la présidente de l’ONG AMALI, ont dressé un tableau sombre, plaçant la Guinée au rang de deuxième pays du continent, qui traumatise d’avantage les femmes. Elles estiment qu’en dépit des efforts du Gouvernement pour la promotion et la protection des droits des femmes. Les mariages précoces/forcés, la mutilation génitale et l’accès limité aux emplois formels sont toujours des défis pour la femme guinéenne. Toutefois, elles assurent leur détermination à lutter pour garantir aux femmes un environnement favorable à leur condition économique, sociale et politique.

Au terme des discussions, les organisateurs ont fait des recommandations portant sur la mise à disposition & la vulgarisation des textes de Lois qui répriment les VBG, de renforcer la scolarisation de la petite fille en créant une maternelle au public et inscrire les VBG dans le programme d’Etudes dès le primaire.

Avant de lever la séance de travail, les organisateurs ont fait la projection d’un film de fiction « Mama Colonel », qui traite de la violence faites aux enfants et aux femmes au Congo. Cet exercice visait à interpeller chacun, au-delà des discours, la nécessité de vaincre ces abus.

A noter qu’en 2016, les Autorités ont indiqué que la Guinée note 92,6% de violences basées sur le genre, dont 63% de violences conjugales, 57% de violences physiques, 63%  de violences psychologiques et 29.3% de violences sexuelles. Quoi de plus pour s’indigner ?

 

Amadou SYLLA – GuinéeTimes / 25 novemebre 2021

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