Littérature : L’Harmattan Guinée présente « Le destin forgé » de Abdoulaye Amie Soumah

2 weeks ago

LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

A l’initiative de la maison d’édition L’Harmattan Guinée, une cérémonie de présentation et de dédicace du livre de l’écrivain Abdoulaye Amie Soumah MBA s’est tenue ce samedi 8 janvier 2022, à Conakry. C’était en présence de plusieurs invités de marque. « Le destin forgé » est le titre dudit ouvrage comptant 179 pages.

Selon l’auteur, son livre est écrit pour rendre un hommage aux personnes sans la précieuse aide desquelles il n’aurait pu produire ce livre. Aussi, à travers celui-ci, Abdoulaye Amie Soumah lance un message à la fois à l’endroit des parents, de la jeunesse et des encadreurs.

Pour lui, il n’est pas normal que quelqu’un passe dix ans en train d’étudier sans qu’on ne lui enseigne de l’argent.

« On dit souvent que l’argent ne fait pas l’amour, mais l’argent peut bien payer le chemin de l’amour. Parce quand on a un problème d’argent, rien ne peut le résoudre sauf l’argent. Donc, il n’est pas compréhensible pour moi que l’argent ne soit pas enseigné aux étudiants. Ça n’a pas de sens. Nous sommes dans un monde qui évolue. Il faut avoir la capacité de changement et d’adaptation. C’est la seule possibilité qui permet de résister », a placé d’emblée l’écrivain.

Abordant le message qu’il adresse aux parents,  Abdoulaye Amie Soumah fait noter que la famille étant une belle créature, la responsabilité des parents est considérable dans la gestion de cette structure, surtout le rôle qu’ils jouent dans l’éducation des enfants.

Cette noble tâche demande beaucoup d’efforts d’écoute et de patience. Parfois, la volonté de faire associée à la passion peut nous amener à commettre des erreurs qui nous éloignent des objectifs visés. C’est le cas des parents qui, dans leur mesure d’offrir les meilleures chances aux enfants, arrivent à opérer des choix qui compromettent l’avenir de leurs enfants, en essayant de choisir des métiers pour eux, contre leurs avis bien sûr, sans tenir compte de leur capacité intellectuelle », a-t-il fait remarquer.

Et pour asseoir son argumentaire sur une base, l’auteur a pris l’exemple sur certains intellectuels de haut niveau pour lesquels il est très difficile d’accepter le choix d’un enfant qui veut être artiste ou un danseur, par exemple.

« Ils vont toujours exiger à l’enfant d’avoir le niveau intellectuel de ses parents, même si ce dernier n’est pas réellement prêt pour ça. Et c’est un problème que nous créons, parce qu’en pareille circonstance, il y a deux possibilités : soit l’enfant abandonne, soit il devient le plus médiocre de sa catégorie professionnelle. Parce que n’étant pas à sa place en réalité », a rappelé M. Soumah.

De l’avis de cet écrivain, quoique n’étant pas dans les secrets de Dieu, si Michael Jackson était un forgeron, peu de personnes allaient entendre parler de lui. « (…). Et Michael Jackson a fait vibrer le monde parce qu’il était à sa place », a indiqué l’écrivain non sans demandée aux parents de faire en sorte que les enfants aient une communication saine, les aider à développer leur communication (orale, écrite et digitale).

Aux encadreurs, Abdoulaye Amie Soumah conseille l’usage de Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, entre autres. Pour lui, ce sont là des choses que tous les jeunes doivent s’approprier, vu qu’aujourd’hui, l’économie est complètement dominée par le numérique.

« Celui qui a la possibilité de comprendre au moins l’un de ses éléments aura beaucoup plus de chances de se fortifier, de se dépasser ou en tout cas d’avoir quelque chose dont il a besoin dans sa vie. On ne peut pas continuer à former les enfants d’aujourd’hui pour les boulots d’hier », a-t-il enseigné.

S’adressent aux jeunes, MBA a dit que le lit ne doit être l’ami d’un jeune. En ce sens qu’il n’est pas en compétition avec les morts. « Le jeune se repose pour récupérer. Et le vrai caractère de l’Homme, ce n’est pas le miroir. Le miroir reflète la présentation physique. Mais en réalité, ce sont les personnes avec lesquelles on s’associe. Et si vous voulez aller quelque part, ne demandez pas conseil à celui qui ne veut aller nulle part. Certes, on ne peut pas choisir ses parents. Mais on a la possibilité de choisir les amis avec lesquels s’associer », a conclu M. Soumah.

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