Les fondateurs plaident pour la reprise des orientations des étudiants dans les universités privées.

1 month ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Au regard du problème lié au manque de place dans les universités publiques, certains fondateurs sollicitent auprès des nouvelles autorités, l’orientation des étudiants dans les universités privées.

 C’est le cas de Mohamed Efas Sylla, fondateur de l’université général Lansana Conté de Lambanyi. Face à la presse ce jeudi, il a décrit les conditions de vie que traversent ces institutions d’enseignement supérieur privé et a formulé son invite à l’endroit de la junte.

Depuis plusieurs années, l’état n’oriente plus les étudiants dans les universités privés. La baisse du revenu du Guinéen due à la situation économique du pays empêche les parents à honorer leurs engagements vis-à-vis des fondateurs d’universités privées.

Mohamed Efas Sylla est le fondateur de l’université général Lansana Conté de Lambanyi. « Depuis que l’Etat a arrêté le transfert de ses boursiers vers les universités privées, il y’a eu une sorte de coupure. Au fur et à mesure, les universités disparaissaient, parce qu’elles n’arrivaient pas à mobiliser, à titre privé, les étudiants.

Selon mes propres investigations, sur 45universités privées, il n’y a que 10 qui sont fonctionnelles. Beaucoup d’universités privées sont fermées. Il y’en a qui ont pris la bonne décision de transformer ces infrastructures en écoles secondaires » a révélé ce fondateur d’université privée.

Malgré ces difficultés, l’université général Lansana Conté de Lambanyi a fonctionné. Son fondateur sollicite auprès des nouvelles autorités l’orientation dès cette rentrée universitaire, des étudiants dans les universités privées et au regard de la situation dans les universités publiques.

 Nous avons pu fonctionner durant les quatre dernières années sans l’apport de l’Etat. Maintenant cette année, nous souhaitons que l’état puisse orienter une partie de ses étudiants dans les universités privées. Vous avez dans certaines universités publiques où les étudiants s’asseyent à la fenêtre pour suivre les cours, où les étudiants y vont mais ils ne suivent pas les cours, il n’y a pas d’équipements parce que l’Etat n’a pas mis les moyens à leur disposition » ajoute-t-il.

 

L’Etat doit des arriérés de paiement à ces universités privées. Mohamed Efas Sylla est prêt à faire table rase sur ces impayés et à participer à un couloir de négociation autour des couts de la formation.

MLT, guineetimes.com  

 
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