La récupération des biens de l’Etat…

11 months ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

C’est connu, l’État c’est son patrimoine. Et au gré des présidences son patrimoine va très souvent à des particuliers, pour être récupéré par les présidences suivantes. Comme pour dire : La parole s’envole et l’écrit reste. Mais il faut ajouter : Les fonctionnaires passent !

Les présidences de feu Lansana Conté, de Moussa Dadis Camara et d’Alpha Condé ont tous fait de la récupération des biens de l’État une de leurs priorités. La première République aux premières heures de l’indépendance a rehaussé son patrimoine par une série de nationalisation de biens issus de la colonisation et la construction d’infrastructures, telles que des unités industrielle… Que dire alors du patrimoine privé que l’État s’est octroyé pour cause d’intérêt public ? Ou pour toute autre raison ?

Dans ces conditions, une évaluation de la valeur du patrimoine est dressée et payé au propriétaire. Le contraire pourrait bien voir ce patrimoine un jour retourner à son propriétaire.

Depuis le 5 septembre dernier, la Guinée a de nouvelles autorités à la tête du pays. Et comme par le passé, elles viennent de lancer il y a quelques semaines une vaste campagne de récupération des biens de l’État tout azimut ! C’est également connu qu’un particulier ne peut jouir d’un bien public, même si toute la documentation requise est exhibez !

Cependant on assiste aussi à la restitution de biens que l’État a expropriés à des particuliers. L’exemple en date est la restitution du domaine des cases de la Belle vue, appelé Villa Syli, à la famille du premier président du pays. Y a-t-il à travers le pays des particuliers qui se trouvent dans la même situation ? Combien sont-ils ? Peuvent-ils apporter des preuves irréfutables sur ces biens ? Toujours est-il que Hadja Andrée Touré épouse de feu président Ahmed Sékou Touré a dans une interview affirmé que le domaine après acquisition étant nu, elle a d’abord voulu entreprendre des travaux de jardinage, faire du maraîchage… C’est après que l’idée d’y faire des maisons est venu. Quelques cases au départ pour finalement être un lieu de réception des hôtes de marque du pays. La commission gouvernementale mise en place pour la récupération des biens de l’État devrait y voir clair dans ces dossiers pour ne pas faire du tort à qui que ça soit. Puisse que certains cadres de l’État revendiquent la propriété de certains domaines qui leurs à été cédés en bonne et dûe forme selon des documents qu’ils détiennent. Mais on ne le dira jamais assez. Le bien public ne peut appartenir à un particulier. Si cela est prouvé par des écrits qui ne peuvent s’envoler, ces mêmes écrits peuvent être contestés demain, parce que les fonctionnaires passent.

Il faut donc attendre que cette commission gouvernementale fasse son travail et présente les résultats de cette récupération des biens de l’État. Permettre également à ceux qui veulent faire appels de ces résultats de le faire. Parce que dans le cas de figure où c’est l’État qui exproprie, une évaluation de la valeur du bien est faite et payée au propriétaire. Pour le moment nous sommes loin des conclusions qui tomberont à la fin des travaux. Car les nouvelles autorités ont parlé de refondation de l’État. C’est-à-dire mettre les bases de ce que la Guinée sera dans les 10, 20, 30 prochaines années… Tout un programme


Affaire à suivre…

 

La rédaction de Guinée Times – 14 décembre 2021

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