Kindia- La qualité des nouvelles routes désenchante les citoyens : ”c’est un travail de débarras »

1 week ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous maintenant.

Depuis quelques mois, le gouvernement guinéen continue de doter certaines préfectures de routes bitumées.

A Kindia, grande agglomération située à 135 kilomètres de la capitale guinéenne, la plupart des secousses se trouvant en périphérie du centre urbain ont été bitumées. Seulement, certains citoyens ne voient que du tape-à-l’œil dans ce projet phare du CNRD. Pour eux, c’est un travail fait à la hâte et des trous sont constatées sur la plupart de ces voiries.

A commencer sur la nouvelle route de Sambaya jusqu’à celle de Sinania en passant par la devanture du bloc administratif de la préfecture vers la sûreté, quelques défections sont constatées. Sitôt mises, certaines parties de ces routes commencent à lâcher.

Pour le responsable du quartier Condetta 3, Moussa Garincha Camara, « c’est un constat amère, ce à quoi on s’attendait, ce n’est pas cela qu’on a vu sur le terrain. On a mobilisé les citoyens, les caniveaux ont été dégagés proprement mais quelque part à voir le travail fait par les techniciens, ça laisse à désirer. Ce n’est pas de nouvelles routes, ce sont des bitumes qu’ils ont fait passer sur des anciennes routes. On a salué l’initiative mais ça n’a été comme on l’aurait souhaité parce que même les caniveaux ne tiennent pas. Il fallait travailler à l’intérieur de ces caniveaux mais ça n’a été fait. Des eaux de ruissellement ont creusé ces nouvelles routes même les motards peuvent tomber dedans, c’est un travail de débarras », a-t-il déploré.

Plusieurs quartiers de Kindia comme Condetta 3, Thierno Djibya, Banlieue ou encore Garaguelayah ont bénéficié de ce projet de bitumage. Par contre d’autres quartiers très peuplés n’ont connu ce développement routier.

« Ici nous avons besoin de goudron, notre mosquée est là et nous marchons dans la boue pour rentrer. Là où ils mis le goudron, il y a une obligation d’allonger pour la garantie de la route mais ils n’ont pas fait. Et c’est l’eau de ce carrefour qui est stagnée et qui est en train de détruire le goudron », a laissé entendre Frigui Camara, citoyen.

Par rapport à l’inquiétude des citoyens, l’inspecteur régional des travaux publics n’a pas manqué d’apporter des précisions.

Pour lui, les routes n’ont pas été mises à la disposition de l’Etat guinéen.

 « D’abord nous sommes en train de reconstruire les routes, Kindia 1 douze kilomètres, Kindia 2 huit kilomètres 500 ce qui fait au total de 20 kilomètres 500. Tant qu’il y a la reconstruction ou la construction, les œuvres appartiennent aux entreprises, c’est quand l’Etat procède à la réception provisoire et définitive qu’elles vont appartenir à l’Etat. Au stade de construction ou de reconstruction pendant que les entreprises sont en train de travailler, ça leur appartient. Et la dégradation constatée ou des imperfections, l’entreprise est tenue obliger de les corriger sinon l’Etat ne va pas recevoir ces routes. En plus de ça, c’est l’entreprise qui préfinance après l’Etat la rembourse, c’est comme ça que les travaux se déroulent. La qualité y est et il y a des contrôles même au niveau du central. Les entreprises sont obligées de respecter ces contrôles, parce que après la réception provisoire, il faut un an et demi pour la réception définitive. Donc aucune entreprise ne peut apporter ce qui n’est pas de qualité »,  a précisé Therno Mamadou Baldé, inspecteur Régional des infrastructures et des travaux publics de Kindia.

Hormis quelques quartiers non touchés par ce projet de bitumage, les routes du centre-ville de Kindia sont complètement dégradées. Ce qui sera sans doute un véritable casse-tête pour les citoyens de la ville des agrumes en cette période de grandes pluies.

Aboubacar Dramé, correspondant regional à Kindia

+224 623 08 09 10

Read Entire Article
Articles - News - SiteMap