Justice : voici de quoi Charles Wright et les procureurs ont discuté…

2 weeks ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

A la chancellerie, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Alphonse Charles Wright a rencontré lundi 22 mai les procureurs du pays. Les juges de paix, qui jouent également le rôle de parquetier dans les juridictions où il n’y a pas de tribunaux, étaient de la partie. Les discussions devraient aboutir à une amélioration des conditions de travail des parquets, une cohérence dans la mise en œuvre de la politique pénale et une meilleure implication des procureurs dans le contrôle des activités des officiers d’état civil.

C’est une rencontre qui était très attendue par les parquetiers. Ce lundi, ils ont donc eu l’occasion d’exposer les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leur profession. « C’est l’une des rares occasions où nous pouvons exposer les difficultés auxquelles nous faisons face… Nous avons parlé de beaucoup de nos problèmes », a déclaré Souleymane Kouyaté, procureurs général de la République près le tribunal de première instance de Mamou, au sortir de cette réunion.

De son côté, le ministre devait écouter les représentants des ministères publics en vue de l’amélioration de leurs conditions de travail et l’harmonisation de la politique pénale du pays. « Bientôt, nous allons déterminer la politique pénale par juridiction. Et cette politique ne peut pas se faire sans avoir une rencontre préalable avec les magistrats du ministère public », a-t-il justifié la tenue de cette rencontre. Et de poursuivre : « et comme vous le savez, chaque ressort juridictionnel a ses propres problèmes. Pour les identifier, les personnes les mieux indiquées sont les procureurs d’instance auprès de ces juridictions sont les procureurs. Avant donc la mise en œuvre de cette politique pénale, nous avons jugé nécessaire de faire appel à tous les procureurs généraux et aux procureurs de la République près des tribunaux de première instance, à l’effet d’échanger et de comprendre quelles sont les infractions récurrentes au niveau de leurs ressorts.»

Evoquant l’exemple de Pita, le ministre a indiqué la plupart des affaires criminelles dans cette juridiction porte sur le viol.

Même si chaque juridiction a sa particularité, Charles Wright estime qu’il doit avoir une certaine cohérence dans la mise en œuvre de la politique pénale. « On ne peut pas comprendre qu’une personne poursuivie pour viol sur une mineure à Conakry soit condamné sur la base d’une réquisition du ministère public qui demande une condamnation de 2 ans ou de 5 ans, et que sur les mêmes faits et contre les mêmes personnes, la réquisition du ministère public soit autre à N’Zérékoré », a dit le ministre.

Sur le contrôle des activités des officiers d’état civil, le ministre a rappelé aux procureurs que leur implication était plus que jamais nécessaire.

Pour l’amélioration des conditions de travail des parquetiers, le ministre a indiqué que de nouveaux greffiers et secrétaires seront affectés auprès des juridictions. Ce qui permettra une accélération des procédures judiciaires.

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