Herbier marin : une richesse inexploitée en Guinée

2 weeks ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Par Ledjely.commercredi 6 octobre 2021 à 16:06

Espèces végétales sous marines, les herbiers marins sont abondants dans les eaux guinéennes, notamment dans la zone côtière. Pourtant, cette richesse reste quasiment inexploitée dans le pays, alors qu’elle pourrait développer l’économie guinéenne déjà faible.

Les Herbiers marins situés dans l’eau salée constituent une source importante de nourriture pour beaucoup d’espèces biologiques marines. Poussant dans des zones de prédilection notamment le long de la côte atlantique en Guinée, elles tardent à être cartographier dans notre pays. « Il y’a un projet qui a démarré mais qui n’a pas  encore atteint ses objectifs mais qui devrait nous permettre d’identifier les zones d’herbiers marins le long de la côte atlantique de la Guinée… On sait qu’ils existent parce qu’on a un plateau continental important donc très certainement, on a beaucoup de zones couvertes d’herbiers marins. Mais pour le moment, on n’est pas très avancé sur le sujet », a déclaré Elhadj Saliou Diallo, coordinateur programme de Guinée Ecologie.

Éléments de nourriture pour les espèces biologiques marines, la découverte d’herbiers marins permettrait à la Guinée de développer son économie bleue, une économie relative à la richesse marine. « Si on arrive réellement à les cartographier et à les protéger, on aura plus de chances de voir la biodiversité marine conservée et celle-ci conservée, elle permettra une meilleure reproduction des espèces de la biodiversité marine. Ce sont des sources d’alimentation de beaucoup d’espèces marines et si on les a, ça permet finalement d’assurer une meilleure production de la pêche, une meilleure production de la biodiversité marine », explique le consultant en environnement.

Elhadj Saliou insiste sur la protection des herbiers une fois découverts afin d’éviter des surprises. « Il ne s’agit pas de les exploiter, mais de les protéger pour que les habitats naturels en question permettent justement d’améliorer la reproduction des espèces marines. Les protéger par exemple contre les risques de pollution, voir si les herbiers marins sont déjà victimes de la pollution par les plastiques et pouvoir lutter contre cela parce que justement, les plastiques peuvent systématiquement entraîner la disparition de certains herbiers marins et il y a la pollution aussi par les hydrocarbures. On ne sait jamais quand ça peut arriver et malheureusement, si ça arrive, on est dans une zone qui n’est pas protégée ou même qui est protégée mais qui va être victime de cette pollution marine, on pourra savoir que cette eau va perdre sa productivité et sa capacité d’habitat naturel pour la biodiversité », a-t-il poursuivi.

Malgré la considération que le nouveau code de l’environnement accorde à la biodiversité marine, Elhadj Saliou Diallo assure qu’il y a une règlementation qui doit être faite mais « il n’y a pas une règlementation spécifique qui s’applique aux herbiers marins pour le moment ».

Elisabeth Zézé Guilavogui

Lire l article complet
Articles - News - SiteMap