Hausse du prix du car-brûlant : Le moment, inopportun

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Le 29 mai, à la faveur de l’assemblée générale hebdomadaire virtuelle de l’Ufdg (Union des forces démocratiques de Guinée), La Petite Cellule Dalein Diallo a jugé inopportune l’augmentation du prix du carburant dans le bled. A la crise économique due à la pandémie du Covid-19, s’est greffée la période de soudure. «Les récoltes sont attendues en octobre ou novembre. Les paysans compensent cette pénurie par l’achat des produits importés, notamment le riz. En augmentant le prix du carburant, même si les denrées de première nécessité sont disponibles, elles ne seront pas accessibles à l’écrasante majorité des Guinéens», affirme le leader de l’Ufdg.

Selon La Petite Cellule Dalein Diallo, l’Etat guinéen ne subventionne pas le carburant, contrairement à ce qui est véhiculé par le goubernement qui le ferait à la hauteur de 140 milliards de francs glissants. L’opposant explique que le prix de revient du litre d’essence à la pompe après toutes les charges est de 6 634 FG, d’où l’Etat tire ses prélèvements (taxes et impôts) à hauteur de 2 366 Fg. «L’Etat avait budgétisé beaucoup plus de prélèvements. Mais entre-temps, la monnaie s’est dépréciée et le prix du carburant est monté sur le marché international. Le prix qui devrait revenir en Guinée à moins de 4 000 Fg est de 5 128 Fg. Donc, le facteur d’ajustement, la taxe s’est réduite. Néanmoins, chaque fois que vous achetez un litre, sachez que vous payez à l’Etat au titre des taxes et impôts (2 366 FG), soit 26 % du prix à la pompe», détaille le prési de l’Ufdg.

La Petite Cellule Dalein Diallo estime que l’Etat guinéen veut faire payer aux citoyens les conséquences de la mauvaise gouvernance. «Les prix sont montés à cause d’augmentation des frets maritimes dus à la pandémie, mais aussi à cause de la mauvaise politique budgétaire et monétaire de l’Etat. On a organisé trois élections en 2020. Alpha Condé a dit qu’il ne veut pas le financement de l’UE, l’OIF, ni des Nations-unies. On a financé ces trois opérations électorales, l’Etat n’ayant pas suffisamment des ressources, la planche à billets a été utilisée. En 2020, la masse monétaire a augmenté de 23%, la conséquence immédiate : augmentation des prix», explique-t-il.

Yaya Doumbouya

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