Gouvernance en Guinée: le fédéralisme pour une gestion apaisée (et partagée) du pouvoir ?

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Le déroulement de la présidentielle du 18 octobre donne des idées aux acteurs politiques et de la société civile en Guinée. Alors que certains plaident pour l’instauration du bipartisme comme solution au vote ethnique et aux violences électorales, Mamadou Bah Baadiko, président de l’Union des forces démocratiques (UFD) et député à l’Assemblée nationale, fait la promotion du fédéralisme en vue d’une gestion partagée du pouvoir.

A la différence des Etats-Nations en Europe, en Afrique, les frontières héritées de la colonisation font cohabiter au sein d’un même pays un cocktail d’ethnies parfois explosif. Bien qu’à l’abri d’une guerre civile, la Guinée n’en fait pas exception. « Nous avons quatre régions naturelles, pourquoi ne pas faire en sorte que la Guinée soit une république fédérale, composée de quatre entités qui nous sortiront de ces affrontements ethniques pour construire ensemble le pays ? Aujourd’hui, il y a une situation d’exclusion d’une partie du pays », constate le leader de l’UFD.

Initiera-t-il une proposition de loi dans ce sens, en tant que député ? « C’est à l’opinion avant tout que nous allons nous adresser, l’Assemblée est monocolore.  Il faut une maturation de l’idée pour que l’opinion s’en saisisse », répond Mamadou Bah Baadiko.

Si l’idée est partagée par le président du Conseil national des organisations de la société civile (CNOSC), Dansa Kourouma, il trouve qu’« il faut aller progressivement. Le fédéralisme est une commodité organisationnelle qui permet de donner plus d’autonomie aux régions. L’autonomie est possible à travers une décentralisation et un développement à la base renforcés, l’augmentation des pouvoirs des élus locaux et l’allocation des ressources conséquentes aux collectivités. Nous sommes un petit pays : la taille de la population et du territoire ne s’y prêtent pas ».

Un petit pays, avec des gros problèmes ?

DL

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