GEOPOLITIQUE OUEST-AFRICAINE : les dessous d’une année 2021 des paris risqués ?

1 week ago

LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Par LEDJELY.COMjeudi 6 janvier 2022 à 23:26vendredi 7 janvier 2022 à 13:16

Comme sous la protection d’une force invisible,  les dieux n’ont pas été avares  en allégeance à l’égard de l’Afrique où tous les mauvais sorts sanitaires prévus, ont été déviés à l’aune de la résistance humaine aux variants de la COVID-19.

Aux objectifs stratégiques contrastés dans un environnement global perverti par la déconstruction progressive de l’ordre supranational régional ( CEDEAO), certains de nos pays ont comme voulu mettre à nu le spectre des superpuissances qui plane derrière chaque crise sur le continent.

Ainsi, dans une euphorie sociale, juxtaposée à un populisme imposé et l’affirmation du souverainisme, se construisent les nouvelles orientations  politiques.

Mais pas que !

Au prix de l’inconstitutionnalité, putschs et coups d’État, revendications infra-étatiques et transitions militaires, les systèmes faillis ou mal gouvernés ont rendu sexy l’illégitimité et l’anti-constitutionnalité pour en faire le faire valoir de la gouvernance à l’Africaine. En témoigne les tendances présidentielles militarisées et non politisées, ni élitistes.

Si les classes socio-politiques n’ont été guère ignorantes des réalités qui accompagnent le mouvement des idées, le reste des quelques « démoncrates », complices des prédateurs de l’Afrique sont les porte-étendards des idéaux de l’Afrique indépendante mais recolonisée.

Toutefois, des métamorphoses de natures et de degrés ayant reconfiguré le printemps ouest-africain, les mutations en cours obéissent à trois ordres :

Le souverainisme – l’identitarisme africain – la géopolitique du pouvoir et de la défense

Ceux-ci étant désormais la carte d’identité de la renaissance de certains pays africains au cœur du double phénomène de la mondialisation et la globalisation.

Néanmoins, usant de pragmatisme et non pas de grands principes, l’ascenseur social pour sa part s’est décidé à ne plus subir la verticalité des décisions politiques, mais à trouver des alternatives aux tares de nos sociétés à travers l’entrepreneuriat, l’innovation technologique, le numérique, la formation…Malgré tout, l’étouffement social à encore la peau tenace.

Dans le même temps où la question de la négociation et de la diplomatie des intérêts africains se pose, les dessous du déséquilibre économique en défaveur de l’Afrique, l’assistanat colonial et la tutelle internationale sont au cœur d’un nouveau dictionnaire qui pourrait trancher avec le classicisme du néocolonialisme occidental.

Et enfin, au jour des feux d’artifices et des discours politiques à la UNE du journal du soir, la seconde du passage de l’année 2021 à 2022 ne devient représentative que de la temporalité entre l’angélisme souhaité de notre monde dans l’imaginaire collectif et le réalisme d’une Afrique noyée dans le traditionalisme et la contemporanéité.

Il est clair qu’aucune concession nous sera faite au motif que le numérique a ouvert une seconde mondialisation à l’Afrique et que les nouvelles générations sont avides de changements.

Et comme le disait Thomas Sankara : « Vous ne pouvez pas accomplir des changements fondamentaux sans une dose de folie. Dans ce cas précis, cela vient de l’anticonformisme, du courage de tourner le dos aux vieilles formules, du courage d’inventer le futur […]. »

Tall Madina

 ≠Colombe Noire 

Analyste politique et géostratégique, diplômée en Études Stratégiques, Sécurité et Politique de Défense. Chercheuse sur les questions de terrorisme dans la zone sahélo-saharienne, éditorialiste et écrivaine. Présidente du Mouvement Nouvel Afrique – Nouvelle Génération

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