Embaló ferme face à Conakry : « si la junte maintient 3 ans, il y aura de lourdes sanctions »

2 weeks ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Le président en exercice de la Cedeao [Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest] et président de la Guinée-Bissau a planté mercredi le décor du sommet extraordinaire de la Cedeao qui se tient ce jeudi, 22 septembre à New York, en marge de la 77è assemblée générale des Nations unies. Umaro Sissoco Embaló qui répondait à Rfi et France24 a annoncé que la Cedeao n’acceptera pas les 36 mois annoncés par la junte au pouvoir à Conakry.

« Il n’y a pas de blocage [avec la Guinée]. (…) Je ne pense pas que la junte ait dit 3 ans. Je n’ai pas entendu parler de 36 mois. C’est inacceptable pour la Cedeao, c’est non négociable. Si la junte maintient 3 ans, il y aura de lourdes sanctions. On ne peut pas accepter ça », a indiqué le Bissau-guinéen qui dit n’avoir pas de contact avec le colonel Mamadi Doumbouya depuis son dernier voyage en Guinée qui remonte à juillet dernier avec le président de la Commission de la Cedeao et le médiateur Boni Yayi. 

« J’étais en Guinée. On [avec le colonel Doumbouya] a discuté à Conakry, on est arrivés à un consensus : on ne peut pas dépasser les 24 mois », ajoute le président de Guinée-Bissau.

« Les 36 mois ne sont pas négociables pour la Cedeao », tranche M. Embaló qui a été le premier dirigeant à effectuer un voyage à Conakry au lendemain du putsch qui a renversé le président Alpha Condé.

Embaló a plus loin dressé des couronnes pour la junte burkinabè. Indiquant que le pays du colonel Damiba respecte la feuille de route. Non sans pourfendre le pouvoir militaire malien.

« On ne peut pas banaliser la Cedeao. Il y a des principes que tout le monde doit suivre », rappelle Embaló.

Mayi Cissé

Lire l article complet
Articles - News - SiteMap