Droits de la jeune fille: le club des jeunes filles installe son nouveau bureau et discute sur le numérique   

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LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Par Ledjely.commardi 12 octobre 2021 à 10:09mardi 12 octobre 2021 à 10:27

À l’occasion de la journée internationale de la jeune fille célébrée ce 11 octobre, le club des jeunes filles leaders des Guinée (CJFLG) a organisé un panel sur la diffusion des vidéos sextapes. L’occasion a également été mise à profit par le club pour installer dans ses fonctions  la nouvelle direction exécutive du club.

« La génération numérique, notre génération », c’est le thème de cette 10ème journée de la jeune fille. Pour la coordinatrice des programmes du club, cette journée est l’occasion de mettre l’accent sur les droits des jeunes filles et les obstacles auxquelles elles se heurtent à travers le monde, les empêchant de s’exprimer librement et être elles-mêmes actrices du changement. Rappelant que 46% des filles sont mariées avant 18 ans, que 95% des filles de 15-49 ans sont victimes d’excision alors que 390 376 filles de moins de 15 ans subissent la pratique et que 30% connaissent des cas de violence sexuelle à l’école selon l’EDS, elle a fait savoir que les défis sont encore énormes et la situation alarmante, malgré tous les efforts. « C’est pourquoi il est de notre responsabilité à nous tous d’assurer la défense et la promotion des droits des jeunes filles dans tous les domaines notamment leurs droits à vivre dignement … Les paris cités ci-haut seront une réussite lorsqu’au-delà de cette journée internationale de la jeune fille, le combat devient une routine, un quotidien, un engagement personnel et une vocation commune », a indiqué Oumou Kairy Diallo.

Pour la représentante de Plan International Guinée, Djénabou Youla, « les filles doivent acquérir des compétences en alphabétisation numérique afin de pouvoir migrer dans l’espace en ligne en toute sécurité et en toute confiance. Il s’agit d’une étape essentielle dans le renforcement des capacités de leur résilience à des informations qui peuvent être nocives mais, elles ne sont pas responsables de leur protection contre le monde inégal ».

Les ambassadeurs de la Grande-Bretagne et d’Espagne ont témoigné de leur joie de voir ces jeunes filles lutter pour leurs droits et de leur disponibilité à les accompagner comme toujours.  « Je vais faire le plaidoyer pour que les autorités notamment le ministère en charge de l’enfance, le ministère de l’administration du territoire reconnaissent quand même le club comme une organisation de la société civile d’utilité publique et que dans le budget national, les filles puissent quand même bénéficier d’un appui leur permettant d’exister », a plaidé Fatou Baldé Yansané, présidente de la coalition des filles et femmes leaders de Guinée et marraine du club.

La cheffe de cabinet du ministère des droits et de l’autonomisation des femmes, Ramatoulaye Camara qui a présidé l’ouverture de la rencontre a réitéré l’engagement de l’État Guinéen à poursuivre la protection des filles et femmes de Guinée, à  travers la mise en œuvre notamment, des accords et conventions en la matière. «  Je puis vous garantir au nom des nouvelles autorités qu’une attention soutenue et un appui conséquent seront consacrés pour juguler à jamais les nombreuses contraintes qui minent la participation effective des femmes et filles aux projets de développement dédiées aux forces vives de ce pays dans tous les secteurs », a-t-elle assuré.

A l’occasion de cette célébration, le club des jeunes filles leaders de Guinée a renouvelé son bureau exécutif. Avec Kadiatou Konaté comme directrice exécutive, le nouveau bureau exécutif composé de six membres a été présenté. S’en est suivi le visionnage d’un court métrage produit par le club sur la diffusion de vidéos sextapes sur internet. Un panel sur le même sujet a également été animé. Durant plus de 30minutes, les débats ont permis d’édifier sur les avantages et les dangers liés à l’utilisation de l’outil informatique notamment dans le domaine des diffusions de vidéo intimes. Des propositions pour une utilisation rationnelle des réseaux sociaux ont également été faites par les intervenants.

La célébration qui a eu lieu dans un réceptif hôtelier de la place a connu la participation de plusieurs partenaires et jeunes filles, notamment Massoud Barry, présidente des handicapés de Guinée.  Elle a d’ailleurs interpelé le club sur l’absence de personnes vulnérables dans l’organisation.

Elisabeth Zézé Guilavogui

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