Diouldé Sow : "Je soutiens 100% Gaoual, Chérif Bah... il faut aller au dialogue"

5 days ago 13

CONAKRY- L'ex député uninominal de Pita vient d'apporter son soutien à  Ousmane Gaoual  Diallo, Cellou Baldé, Chérif Bah, et compagnie, incarcérés à la maison centrale de Conakry depuis 8 mois. Dans un entretien accordé à votre quotidien en ligne, Honorable Diouldé Sow a exprimé sa solidarité vis à vis de ces détenus politiques dont la sortie récente d'une tribune conjointe, appelant au dialogue, continue d'agiter les débats au sein de l'UFDG. Ce cadre de la principale formation politique d'opposition guinéenne, appelle à l'apaisement et au dialogue. Il affirme qu'il faut respecter les points de vue de ces hauts dirigeants du parti, aujourd'hui en prison. Appelant la Justice à diligenter leur procès, l'ancien parlementaire, préconise aussi une piste de solution pour la ramener la sérénité dans le parti. Entretien exclusif!

AFRICAGUINEE.COM : On vous entend peu ces derniers temps, qu'est-ce qui explique ce silence ?

DIOULDE SOW : D'abord, merci de me donner l'opportunité de m'exprimer à travers votre grand journal. Je vous remercie pour le travail professionnel que vous faites.  Vous êtes aujourd'hui, l'une des tribunes les mieux lues et la plus suivie. Ces derniers mois, j'étais sur beaucoup d'engagements à l'international, pour le compte d'institutions financières internationales, au niveau de l'Afrique Australe, de l'Afrique de l'Ouest et du Centre. C'est ce qui m'a pris beaucoup de temps. Grosso modo, j'étais dans ces obligations.  

L'actualité politique reste dominée par la détention de certains de vos collègues de l'UFDG, qui dans une tribune récente, ont appelé à l'apaisement et d'aller au dialogue. Ce qui suscite grand bruit. Quelle est votre position dans ce débat ? 

Je commencerai par dire que j’ai un soutien total à mes collègues. Le vice-président Chérif Bah, Ousmane Gaoual, Cellou Baldé et tous les autres. Ce n’est pas facile d’être privé de liberté pendant 7 mois, loin de leurs familles. Je comprends leurs difficultés et je suis solidaire avec eux.

J’ai lu la tribune qu’ils ont publiée et je suis entièrement d’accord avec le contenu. Je les soutiens à cent pour cent (100%) dans leur démarche que je trouve absolument normale.

Il faut qu’on aille à l’apaisement. Pour moi, comme beaucoup d'autres, il faut aller autour de la table. C’est autour de la table, qu'on peut poser les problèmes, sans tabou et aller dans le sens du règlement des différends politiques et sociaux. Il faut aller autour de la table du dialogue et discuter pour régler les problèmes du pays de façon structurée.

La Direction nationale de l'UFDG dit que la décision d'aller au dialogue ou pas est de son ressort exclusif. Qu'en dites-vous ?

Oui mais je pense, pour ma part, que le minimum qu’on puisse faire avec nos collègues, c’est de respecter leurs points de vue. Ils sont les plus concernés. Ce ne sont pas des enfants. Il faut respecter absolument les points de vue des uns et des autres. On peut ne pas être d’accord, mais vous ne pouvez pas ne pas accepter de façon logique et responsable les points de vue des autres. Maintenant, discuter à l’interne pour évaluer la situation et de voir la position à adopter. Mais de but en blanc s'opposer, non je demande à tout le monde de respecter les points de vue des uns et des autres.

Selon vous qu'est-ce qu'il faut pour ramener la sérénité au sein du parti sur cette question ?

C’est un débat interne serein et inclusif où on écoute tout le monde et on prend en compte tous les points de vue. C’est la seule façon. J’appelle de façon très responsable à ce que les points de vue des uns et des autres soient pris en compte. Et surtout, que les points de vue de ceux qui sont les plus concernés et qui sont en détention depuis 7 mois, soient respectés. Pour terminer je saisis l'occasion qui m'est offerte pour demander à notre justice de bien vouloir diligenter leur procès. 

Propos recueillis par Diallo Boubacar

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112

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