Déguerpissements en cours à Conakry : La tension monte...

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CONAKRY-Le département en charge de la Ville et de l’aménagement du territoire en collaboration avec le gouvernorat de Conakry, a entamé une ‘‘vaste’’ campagne de dégagement des encombrants physiques le long des routes de la capitale.

L’objectif de cette opération qui a démarré le 30 janvier 2021, vise à débarrasser les 5 communes de Conakry des encombrants physiques qui, d’après le gouverneur Mathurin Bangoura, donnent un mauvais visage à la capitale.

A Kaloum, plusieurs baraques, boutiques et autres installations en bordure de la route ont été dégagées. La démarche, en tant que telle, semble bien perçue par certains citoyens qui, toutefois, déplorent la manière. C’est le cas de Ousmane Camara qui a eu le malheur d’implanter son kiosque de transfert d’argent en bordure de route.  

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« On ne peut pas s'opposer à la décision de l’Etat surtout qu’il s’agit du dégagement des emprises de la voirie pour que la ville soit propre. C'est une bonne chose. Mais, comme ils ont dégagé les lieux, ils doivent normalement commencer leur boulot. S’ils ne le font pas, dans un ou deux mois, les gens reviendront occuper les lieux comme par le passé. Alors qu’ils comment à travailler dès après cette opération, sinon ce n’est pas bon », prévient Ansoumane Camara.

A Dixinn, les opérations sont déjà en cours. Mamadou Barry apprécie la démarche, mais il souhaite que cette initiative soit pérenne. « S’ils allaient travailler de la manière dont ils détruisent, on pouvait dire que c’est une bonne initiative. Les gens qui ont construit sur les emprises électriques, en bordure de route, ils ne doivent pas le faire. Dans les pays développés, on ne voit pas cela », soutient M. Barry.

Pour cette autre habitante du quartier Cameroun, cette opération est ‘‘un mal nécessaire’’. « Les autorités doivent savoir qu’il y a des gens qui ont des familles à nourrir et c’est dans ces endroits qu’ils parviennent à subvenir à leurs besoins. Moi, par exemple, j’ai des enfants à la maison, c’est à travers ma table de commerce que vous voyez que je parvienne à nourrir ma famille. Il faut que les autorités sachent que certains n’ont pas le choix. C’est ce qui nous poussent à faire ça», explique une sexagénaire assise devant son étable de commerce.

Rencontré à Dixinn Port 3, Alhassane Bangoura déplore le fait que, par endroits, il y ait eu de destruction des bâtiments qui n’étaient pas concernés par l’opération. « C’est normal de faire déguerpir les gens mal installés en bordure de route. Mais, venir détruire la maison d’un citoyen qui n’arrive pas à se trouver une autre ce n’est pas facile. On nous a certes avertis, mais dans certaines maisons, ils ont détruit au-

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 664-72-76-28

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