Crise sociopolitique : Faut-il aller au dialogue ?

1 week ago 11

S’assoir autour d’une même table entre opposants et émissaires du goubernement pour décrisper la crise politique ne s’emble pas pour demain. Des préalables incontournables (côté opposition), telle la libération des détenus politiques, ne sont pas encore réunis. D’où la réticence de l’opposition. Par ailleurs, des voix redoutent, comme l’ancien député El Hadj Sékou Béka Bangoura, que même si le dialogue se tient, sa faisabilité ne saurait être une réalité. Vu l’inefficacité, l’inapplication de moult accords issus des dialogues précédents entre les deux camps depuis 2012. Selon lui, Alpha Grimpeur espère trouver son «salut par la trappe du dialogue national  inclusif.» Ce qui serait «une meilleure illusion nationale de trop». Lisez plutôt !

«Par devoir patriotique Pr Alpha Condé, le citoyen que je suis ne se lassera jamais  avec tout le respect dû à votre rang, d’attirer votre haute attention sur les réalités nationales qui constituent des préoccupations majeures des citoyens aujourd’hui et qui ont des impacts directs sur la qualité de leur vie quotidienne, une vie faite de tristesse et de désolation généralisée résultant de la manière dont ils sont  généralement gérés et qui donnent la triste et fâcheuse impression d’être totalement dépouillés de toutes les valeurs humaines.

La qualité de leur encadrement administratif à tous les niveaux par les autorités  de la base au plus haut niveau leur donne, encore faut-il le répéter avec insistance, l’impression d’être abandonnés à eux-mêmes et laissés pour compte.

La présence des représentants légaux de l’État n’aurait, à date, aucune  signification qui rassure et garantit leur espace et existence humaine apaisée dans  la dignité et la liberté à l’image des époques passées.

Tout ceci est intimement lié à la manière dont votre Gouvernance décennale s’est  acquitté de ses obligations réglementaires, régaliennes. Il n’y a ni honte ni peur  pour vous le dire, pour le plus grand bonheur de la République et de la Nation  entière.

Tout a commencé à partir de 2018-2020 pour aboutir aux résultats globalement négatifs méritant aujourd’hui notre pays au banc des indésirables à l’échelle  internationale.

S’agissant de la nécessité de relancer le dialogue national, objet de la présente que je vous adresse et qui pourrait certainement attirer à suffisance votre haute et bienveillante attention, il y a lieu de vous demander humblement sur les causes déterminantes de la situation mi-figue mi-raisin que vit, impuissante, la  Nation entière depuis belle lurette.

J’ose vous affirmer que le dialogue national souhaité, même s’il arrivait à se tenir, les résultats auxquels il aboutirait seront de goût très amer, sinon nuls et de nul effet au grand dam de la communauté nationale. 

A mon avis, entre autres, les causes dans leur majorité ne seraient-elles pas dues à votre seule responsabilité d’avoir été amené à changer la constitution de 2010  et ce, en dépit des conseils d’amis d’ici et d’ailleurs et des collaborateurs dont personne ne doute de leur loyauté à votre endroit, de la création du RPG original à RPG-ARC-EN CIEL.

Les Guinéens ont de la mémoire. De ce fait, Ils méritent respect et considération  distinguée.

Je livre sans passion, sans prise de position partisane, mes premières observations sur la tenue du dialogue, dans l’intérêt supérieur de la Nation.

Tirant les leçons de la gestion de la République depuis sa naissance, en ne sous estimant ou surestiment aucun élément ou aspect, une gestion ponctuée d’actes  d’honneur et de fierté mais aussi hélas de points sombres indignes de la  conscience humaine, tout a été rigoureusement observé pour éviter à l’avenir la production d’autres faits de nature à salir la mémoire collective nationale qui  reste et demeure le patrimoine commun en partage.

Averti par vos amis d’ici et d’ailleurs, par les collaborateurs loyaux et institutions  de détection et de prévention sur les conséquences douloureuses et de toute nature qui frapperaient la Nation entière, conséquences découlant ou provenant  du changement de la constitution en vigueur dans le pays par une autre, vous  avez persisté et signé.

En 2019, vous avez doté le pays d’une Assemblée nationale et d’une Nouvelle  Constitution toutes taillées à la mesure de vos intentions.

En 2020 , ajoutant l’utile à l’agréable, vous avez organisé une élection  présidentielle dont le résultat ne tarda pas à déclencher une avalanche de  nouvelles réalités inédites faites de crimes monstrueux, raflant, entrainant et drainant désolations et tristesses à l’échelle nationale et internationale à nulles autres pareilles dans l’histoire Sociopolitique de la République de Guinée.

Pour sauver votre honneur et ramener votre image de marque à l’international avec des maladresses d’une rare ampleur, on demande tout le monde autour d’une table pour un nième dialogue.

Sommes-nous réellement capables de réunir autour d’une table ronde, rectangulaire ou trapézoïdale, la mort et la vie en vue d’obtenir quoi ? Sommes-nous dotés de quel courage et de quel mandat et venant de qui à  légitimer et légaliser toutes les catastrophes issues de votre avènement au  pouvoir de 2010 à 2021 ?

Prenons conscience de notre raison d’être et des obligations qui s’y rattachent  pour mériter de la Nation entière et de la République qui nous ont engendrés et auxquelles nous devons tout pour le pire comme pour le meilleur.

A date, nulle part ailleurs dans le monde, la République de Guinée n’est éligible. Autour de la table du dialogue, grosso modo, deux camps opposés: 1/le RPG/ARC-ENCIEL au pouvoir avec toute les forces de défense et de sécurité.

2/toute l’opposition politique démocratique en difficulté permanente avec l’État, la Société civile ne partageant pas la manière dont le pouvoir public gère les  affaires publiques relevant de ses prérogatives.

A ce niveau, les rapports de force militent déjà en faveur du pouvoir. Sur quoi portent les termes de référence ? Certainement sur: Les 260 morts de l’opposition ;

-Les 400 détenus sans jugement depuis 8 mois dont certains dirigeants de formation Politique et de la Société Civile ;

-Les exilés ;

-Les résultats des actions de déguerpissement à tous les niveaux-Les handicapés à vie

-les nombreux malades de l’opposition hospitalisés ;

-Les abus du pouvoir interdisant les sorties aux dirigeants de L’UFDG et autres Partis Politiques de l’opposition ;

-Le vandalisme dont ont été victimes les sièges, les bureaux avec tous les outils de  travail de l’UFDG.

Avec tout ce qui vient d’être dit plus haut, peut-on, en âme et en conscience, obtenir de ce dialogue, tout ce que nous souhaitons de mieux pour la Nation et la  République ?

Dieu, tu nous vois, tu nous écoutes, tu nous suis au quotidien, de toi  majesté suprême, nous attendons impatiemment la réponse  salvatrice à nos nombreux problèmes, sinon nos valises sont déjà  toutes prêtes pour te rejoindre alors que nous sommes encore très  loin de la fin de la mission messianique que tu nous as confiée avec  beaucoup de générosité.

Conakry, le 01 Juin 2021

Honorable El Hadj Sékou Béka Bangoura

Dapompa Commune de Matoto

Lire L Article En Entier
Articles - News - SiteMap