CRISE POST-ELECTORALE : voici la position du candidat Dr. Mandjouf Mauro Sidibé

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Il était parmi les douze candidats qui étaient dans la course pour le fauteuil présidentiel en Guinée, le 18 octobre dernier. D’après les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante, Dr. Mandjouf Mauro Sidibé, gynécologue, n’a récolté que de 0,25% des voix.

Alors que la crise postélectorale dans laquelle le pays est plongé est loin de connaitre son épilogue, il estime que l’intervention étrangère est la solution idoine pour mettre fin aux tensions entre les acteurs politiques guinéens. « Je ne crois qu’à un dialogue inclusif et sincère pour une sortie de crise sous l’œil vigilant d’un médiateur extérieur et surtout qui sera neutre et impartial. Le continent regorge beaucoup de cadres de cette trempe qui sont surtout très sages. On se rappelle encore des années 2010 quand le général Toumany Sangaré du Mali dirigeait l’organe de gestion des élections de notre pays. Il ne faut pas espérer grande chose de la Cour constitutionnelle, car on ne peut pas être joueur et arbitre ou juge et partie. Les institutions internationales parlent du respect des voies de recours dans le pays, si toutes ces voies vont aussi entraîner de nouvelles violences, soyons cohérents et économisons ces violences en empruntant la voie la plus sûre qu’est dialogue sous la médiation extérieure et mettons de côté le jugement de la Cour constitutionnelle. On ne peut mettre un terme à cette crise sans se dire les quatre vérités, parler des conditions d’organisation du scrutin, le dépouillement, tout le monde sait la vérité et autour de la table, on se dira ces vérités afin de sortir notre pays de ces multiples problèmes », a laissé entendre Dr. Mandjouf Mauro Sidibé.

De passage, le candidat de l’Alliance des forces pour le changement a félicité le peuple de Guinée pour sa maturité le jour du scrutin tout en réitérant que les politiques passent et que seule la Guinée demeure avant de condamner avec la dernière énergie ces violences survenues le lendemain du 18 octobre dernier.

Pour l’heure, il ne compte pas saisir la Cour constitutionnelle malgré les anomalies constatées le jour du scrutin et le moment de la centralisation des votes à travers le pays. Selon lui, il ne porte pas confiance à l’institution.

Michel Yaradouno, Kankan pour Ledjely.com

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