CRIEF : Aly Touré se défend sur le cas Kassory

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LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Par LEDJELY.COMjeudi 10 novembre 2022 à 02:54

En conférence de presse ce mercredi 9 novembre 2022, le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a répondu à ceux qui l’accusent de s’acharner sur l’ancien premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, en s’évertuant à s’opposer à la libération de ce dernier. Il n’y a rien de personnel dans sa démarche, assure-t-il.  

Pour Aly Touré, le cas Kassory ne peut en aucune manière être personnel. D’abord, parce qu’au niveau du parquet, il n’y a pas que lui. « Je suis à la tête d’une entité qu’on appelle parquet spécial dont je suis le premier responsable. C’est un parquet qui est garni de cinq magistrats, un procureur spécial et quatre substituts. Nous sommes assistés de deux greffiers. Donc, c’est une entité qui travaille », souligne-t-il.

Ensuite, fait-il également remarquer, le procureur qu’il est ne fait qu’user des possibilités qui lui sont offertes par la loi. « C’est notre droit de dire qu’on n’est pas d’accord sur toutes les décisions que les juges entreprennent.  (…) La loi confère la possibilité au procureur, même pas spécial seulement. Qu’il soit procureur de la République ou procureur général, il a un droit de recours sur toutes les décisions de juge », déclare-t-il en effet.

Ces préalables une fois posés, Aly Touré donne ensuite les mobiles réels qui l’amènent à s’opposer à la libération de l’ancien premier ministre. « Nous sommes convaincus des poursuites que nous avons engagées. Nous sommes convaincus qu’il y a matière à faire des investigations supplémentaires.  Nous sommes convaincus d’avoir des pistes à explorer et des pistes prometteuses », assure-t-il dans un premier temps. Or, poursuit-il : « Nous estimons que lorsqu’un inculpé est en liberté, sa liberté, notamment celle de Kassory, peut être un obstacle à la manifestation de la vérité. Nous pensons qu’il y a encore des pistes d’investigation que les juges n’ont pas explorée et que nous leur avons proposées. Nous pensons que sa mise en liberté à ce stade est prématurée.  Si toutes ces Investigations n’ont pas été satisfaites ».

Il s’en suit, dit encore Aly Touré, que ce n’est pas la personne physique de Kassory qui est poursuivie, mais ce sont ses actes. « Nous n’avons aucune relation personnelle, aucune relation individuelle, au point d’avoir des dents contre lui. Je n’ai rien contre sa personne. Au contraire, je poursuis les actes qu’il a posés. Je poursuis ses faits, je ne poursuis pas la personne physique de Kassory », assure encore le procureur spécial près la CRIEF

Fodé Soumah

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