CRIEF/Affaire 15 milliards : deux fonctionnaires parlementaires entendus en qualité de témoins 

1 week ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

À la CRIEF, deux cadres de l’administration parlementaire ont comparu lundi 13 mai,à titre de témoins, dans l’affaire ministère public contre Amadou Damaro Camara et autres. Il s’agit de Sâa Léno, directeur financier et d’Aïssatou Diallo, cheffe de la division trésorerie.

Première à comparaîtrepour témoigner, dame Aïssatou Diallo a dit ne rien connaître dans cette affaire. Même si elle a reconnu que les chèques bancaires ont été établis à son nom courant 2021 et qu’elle les a encaissés en sa qualité de trésorière.  » On ne me dit pas tel montant est destiné à telle tâche. Je ne sais pas comment les fonds arrivent ou à quoi ils servent. J’encaisse l’argent moi même ou j’appelle le bénéficiaire pour encaisser son argent. J’ai constaté l’arrivée des 15 milliards, mais je ne sais pas grand-chose de cet argent. On ne m’a pas dit officiellement c’était pour ceci ou cela. C’est à la télé même que j’en ai entendu parler « , a-t-elle dit.

Par ailleurs, a-t-elle poursuivi, même pendant la présidence de feu Claude Kory Kondiano, de l’argent avait aussi été payé dans les mêmes conditions pour l’ancien site. Mais, cela n’avait pas posé problème.

Interrogé sur la prise d’intérêt illégale, dame Aïssatou Diallo révèle qu’elle avait remis le chèque à feu Lounceny Camara, parce qu’il était le président de la commission. Mais aussi, elle avait reçu l’aval de l’honorable Damaro pour qu’elle le lui remette.

Pour savoir sur quels éléments dame Aïssatou Diallo s’est basée pour émettre des chèques bancaires pour la SEG, EDG, la société Castor ou encore pour payer les primes des députés, la cour a ordonné à la trésorière de fournir à la prochaine audience toutes les pièces prouvant qu’elle devait forcément émettre ces chèques.

À son tour de témoigner, Saa Léno a déclaré que c’est Michel Kamano, l’ex-premier questeur de l’Assemblée nationale qui lui avait parlé de cette affaire.  » Il m’a demandé si on pouvait puiser les 15 milliards dans le budget de fonctionnement, en attendant que l’argent soit disponible. Je lui ai dit que c’est possible. Les 15 milliards, c’était la contrepartie guinéenne. Cet argent devait être payé par le ministère du Plan « , a expliqué Leno.

Par ailleurs, Sâa Leno n’a pas confirmé la version de Damaro selon laquelle tout ce qu’il a fait dépenser a été compensé quand les 15 milliards.  » A ma connaissance, la restitution de cet argent n’avait pas encore commencé« , a-t-il indiqué.

L’affaire a été renvoyée au 15 mai pour la suite de la déposition du directeur financier.

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