Cadre de dialogue politique inclusif : Makalé Camara crache sa vérité

2 weeks ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Dans un décret pris ce lundi 19 septembre 2022, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a instruit, le Premier ministre, chef du gouvernement, Dr Bernard Goumou, d’ouvrir un “cadre de dialogue inclusif”. Hadja Makalé Camara, présidente du parti FAN, invitée de l’émission, “On Refait Le Monde” de Djoma Tv, de ce mardi 20 septembre 2022 donne sa lecture de ce cadre de dialogue.

Je pense que c’est une évolution. Si hier, les autorités de ce pays avaient mis en place un cadre de concertation qui a été contesté par les politiques pour recommander un cadre de dialogue, je trouve que c’est une évolution surtout qu’on dit dialogue inclusif.

 C’est une évolution par rapport à ce que nous demandions, je disais tout simplement, il ne faut pas que ça soit un cadre de plus. Il ne faut pas n’est-ce pas que ce soit un organe de plus. Il faut qu’il y ait du contenu, il faut queffectivement, on se retrouve autour de la table pour se parler et parler de notre pays”, a fait savoir la présidente.

Qu’est ce qui aura évolué entre le cadre de concertation et le cadre de dialogue, Makalé Camara pense que : “les Guinéens peuvent se parler entre eux. Mais, franchement, on devrait se gêner dans ce pays de revendiquer à corps et à cri que les gens viennent nous concilier. Moi, ça me gêne. La Guinée est un pays pionner quand même qui a montré la voie à l’Afrique francophone et audelà. La Guinée s’est battue dans tous les quatre coins du monde en Algérie. Nous avons nos rues qui portent les noms des président de l’Afrique du centre, du nord et autres. Aujourd’hui, nous sommes là à réclamer que tant que les autres ne viennent pas, ça ne peut pas aller.

Mais pourquoi, nous ne nous aimons pas ? pourquoi nous n’avions pas confiance les uns, les autres. Le problème de notre pays, c’est d’ailleurs ça. Mais dès qu’un étranger vient dans ce pays, il dit un mot, c’est un mot exceptionnel. Mais, regardonsnous comme des frères, comme des amis. On n’a pas le choix pour regarder dans le même sens”, ajoute-t-elle.

« Je pense qu’il faut se faire confiance et il faut s’écouter. Nous avons ici des notables qui peuvent nous parler et qu’on les écoute. Nous avons des imams qui peuvent nous parler et qu’on les écoute, nous avons des frères et sœurs, des mamans qui peuvent nous parler qu’on les écoute,. Alors qu’on aille pêcher dans son village le plus écouté du village pour venir parler à ses enfants. Même si on parle de politique, on parle de facilitateur. On n’est pas obligé de prendre un politique pour être facilitateur . On peut convenir sur des personnalités qui ont assez de respect, assez de poids, assez de conviction, assez d’honnêteté pour nous parler et qu’on les écoute”, a-t-elle conclu.

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