Boké : Le fleuve Rio Nunez en voie de disparition

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« Aucune étude d’impact environnemental n’est prévue pour protéger le Rio Nunez contre les  fléaux dont il est en train de subir »

Le fleuve Rio Nunez, autrefois, un grand espoir pour les populations de Boké, est aujourd’hui, c est en train de disparaître à cause de la réunion de plusieurs facteurs. Il est de nos jours envahi par la boue et des débris de toutes sortes.  Ce qui n’est pas sans conséquences dans la traversée par les citoyens vivant des deux côtés de ce fleuve et la coupe abusive de la mangrove qui l’affecte dangeureusement. Constat!

A Boké, il faut craindre le pire pour ce bras de mer, autrefois, considéré un bijou pour les populations de cette ville. Au regard de sa situation actuelle, des actions urgent pour sauver ce petit fleuve long de 80 kilomètres au risque de disparaître à jamais à cause des facteurs ci-haut mentionés et de l’action de l’homme.

Historiquement, Rio Nunez servait aussi de port artisanal où la pêche était florissante. Mais malheureusement, aujourd’hui, il présente un état désagréable : destruction des filets de pêche artisanale, déversement des huiles, disparition de la faune aquatique, boue, etc.

Ce n’est pas tout car pour les populations vivant des deux côtés de la rive, traverser Rio Nunez est devenu un véritable casse-tête. Les piroguiers ont besoin de plus de force pour tirer leur pirogue.

 « On utilise des bois morts pour tirer la pirogue avec toutes nos forces. On ne le fait pas pour gagner de l’argent. Mais plutôt pour aider nos mamans, nos  frères à traverser sinon Ils sont obligés de contourner en prenant des motos taxis dont le transport est très coûteux », rapporte Mohamed Fanta Camara, piroguier rencontré sur place.

De son côté, la pêche artisanale très pratiquée autrefois par les populations dans ce bras de mer est très touchée et est devenue un lointain souvenir à cause de la dégradation très poussée du fleuve.

Au-delà de cette difficulté, il y a aussi la coupe abusive de la mangrove. Les citoyens de Bakidèra et ses localités environnantes notamment Khorira, Simbaya, éprouvent d’énormes difficultés pour rejoindre la ville.

Ici la pirogue est l’unique moyen de transport qu’il faut emprunter pour traverser. C’est pourquoi  les citoyens lancent un appel au gouvernement pour sauver leur bras de mer.

Selon les spécialistes de l’environnement des eaux et forêts, si rien n’est fait pour draguer ce fleuve dans les prochaines années, il risque de disparaître à jamais.

« Dans les temps, la pêche était notre quotidien. Mais, maintenant, il y a rien. Le fleuve se rétrécit. Depuis que la CBG à installer leur barrage de pompage en amont. Actuellement, quand tu sors en mer pour pêcher du poisson c’est difficile d’obtenir même 30 poissons. Le lit est rempli de boue et quand il pleut les eaux de ruissellement se déversent dans la mer”, déplore-t-il Mamadou  camara, chef secteur pêcheur à Bakdéra..

« Aucune étude d’impact environnemental n’est prévue pour protéger ce fleuve contre les  fléaux dont il est en train de subir », ajoute, sous anonymat, un cadre de la direction préfectorale de l’environnement des eaux et forêts.

Pour aider les populations des localités concernées, l’Etat devrait réaliser un pont métallique où en béton d’une longueur de moins de 200 mètres.

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