Boké : l’impact des ressources minières diversement apprécié

1 week ago 25
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La région de  Boké est une ville qui aujourd’hui abrite une dizaine de sociétés minières. Mais l’impact des retombées issues de ces richesses n’est pas visible à tous les niveaux.

La Guinée est présentée comme étant le 3ème  pays exportateur de  bauxite dans le monde. Un minerai utilisé pour son aluminium. Cette matière qui entre dans la fabrication de plusieurs équipements attire de nos jours de nombreux investisseurs dans cette  région de  Boké.

Cette  ville qui aujourd’hui abrite une dizaine de sociétés minières croupit dans la misère et la pauvreté.  A cela s’ajoutent  d’innombrables dommages environnementaux causés par cette exploitation minière.

« Les impacts négatifs commencent d’abord par le bruit sonore qui se répand dans la ville par le défilé des camions et autres engins lourds. Boké est devenue une ville rouge poussiéreuse. Vous avez vu  les cours d’eau qui se sont émoussés», relate  Mouctar Diallo, acteur de la société civile.

« Les terres cultivables   sont transformées en concession minière. Ce qui fait qu’avec  l’élevage,  les éleveurs ont migré vers la Guinée Bissau. Les poussières qui tombent sur les feuilles empêchent la photosynthèse  des plantes. Au niveau des maraîchers, il y a tout au long du littoral des cours d’eau qui sont sérieusement affectés. Quant à la création  d’emplois, les villageois n’ont rien à envier avec ceux de la ville. Ils gagnent des compensations communautaires. Il y a des indicateurs vérifiables à Boké», précise Madiba Guirassy, technicien en montage des projets.

Elhjadj Baba Guirasssy, président de la Chambre préfectorale de l’agriculture, salue les efforts menés par le gouvernement en termes de  décollage économique.

« Alpha Condé est le seul chef d’Etat en Afrique à avoir  inauguré deux ports miniers en  deux semaines. Celui de Dopilon et de Gac, à partir desquels on  peut désormais embarquer des productions vers  Conakry voire  l’Europe.  A cela s’ajoutent  les écoles Eram, les nouveaux bureaux, avec  plus de 42 milliards de FG  avec le fonds FODES. J’ai jamais vu ça», s’est exclamé Elhadj Baba Guirassy.

L’exploitation des ressources minières  engendre un double   avantage sur la vie des citoyens riverains  et  pour inverser cette tendance Moussa Kouyaté, citoyen propose que l’argent qui est  investi  dans les mines  soit redirigé dans le secteur agricole.

 « On a des terres cultivables. Ils doivent aussi reboiser,  refaire  nos routes, les sociétés ont l’obligation de reboiser parce qu’elles ont fini de détruire la ville de Boké », déplore notre interlocuteur.

Les spécialistes sont d’accord que le profit généré par le secteur minier à  lui seul représente 21% du produit intérieur brut du pays et 90% des exportations.

Pour les autorités locales, le respect du contenu du code minier est un impératif pour tout exploitant des ressources du sous-sol. 2000 mille plants ont été utilisés pour reboiser certains endroits.

C’est le lieu de dire que l’Etat guinéen doit prendre des mesures pour réglementer ce secteur porteur de croissance économique dans le développement d’une nation.

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