An 77 de la création du PDG-RDA : Doyen Ismaël Condé rappelle les objectifs de la création du parti

1 week ago
LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Ce mardi 14 mai 2024, marque la 77ème de la création du parti démocratique de Guinée du rassemblement démocratique africain (PDG-RDA). Pour commémorer cette date, le doyen Ismaël Condé président du parti de la révolution populaire et ses compagnons de l’indépendance ont tenu une conférence de presse ce mardi 14 mai 2024, à la maison de la presse de Guinée.


Les compagnons de l’indépendance de feu Ahmed Sékou Touré ont tenu une déclaration dans laquelle ils s’interrogent : « Le réalisme et la sagesse ne recommandent-ils pas que l’on n’organise aucune élection avant le nettoyage ou le décrassage de la vie politique nationale de la haine, l’ethnocentrisme, de la transhumance, de la démagogie et autres fléaux ? »


Le doyen Ismaël Condé a dans son discours de circonstance, rappelé que « dans les années 1970 déjà, le Président Ahmed Sékou Touré prévenait du danger du multipartisme pour les pays africains en enseignant, citation : « La multiplicité des partis politiques et des organisations syndicales peut favoriser dans un pays la division politique et syndicale, l’émiettement et l’éparpillement des forces du peuple, la démagogie et les luttes fratricides [*] Nous ne devons pas, par une considération superficielle de ce qui a cours dans les vieilles nations, nous laisser aller à des mimétismes stériles et même susceptibles de nous compromettre dans la tâche historique d’édifier la nation ». Fin de citation. Référence : RDA n° 159 pages 74, 75.


« Mais, on se rappelle poursuit-il dans sa déclaration, qu’en juin 1990, à l’occasion du 16ème sommet de la conférence franco-africaine tenu dans la ville française qui s’appelle La Baule, la France a imposé le multipartisme aux pays membres de cette conférence qui sont tous ses « anciennes » colonies. En conséquence, le parti unique qui régnait partout a disparu pour être remplacé par la multiplicité des partis politiques. Il faut dire que ce changement, contrairement à ce que l’on continue d’en dire, n’obéissait qu’à la seule volonté de la France d’adapter aux programmes de l’ajustement structurel qui étaient en cours d’application, dès les premières années de la décennie 1980, le système politique qui leur convenait, le système du multipartisme''.


Les Guinéens d’un certain âge savent que cet ordre du 16ème sommet de la conférence franco-africaine était, à proprement parler, le retour du multipartisme. En effet, en 1946, au sortir de la 2ème guerre mondiale, la France, dans le besoin vital de maintenir et de renforcer sa domination dans les colonies, étend à celles-ci son propre système politique qui était depuis environ deux siècles le multipartisme. On ne peut oublier que partout, en Afrique le système du multipartisme a dressé les ethnies les unes contre les autres pour ainsi réussir l’objectif visé qui était de diviser pour mieux régner.


S’agissant de notre pays, l’histoire témoigne que jusqu’en mai 1958, les Guinéens se saccageaient les biens et s’entretuent pour la raison politique qui, dans leur tête se confondait avec la raison ethnique.

C’est le souvenir de ce triste et douloureux passe qui, selon nous, Général Lansana CONTÉ alors Président de la République, à penser a poussé et atténue nocivité ou les méfaits du système par la mise en place de deux partis politiques (bipartisme). Du reste, c’est le bipartisme qui a été adopté par votée en 1990 par le peuple de Guinée. La Loi fondamentale 19


Malheureusement, cette position du bipartisme sera combattue principalement par nos frères de la diaspora revenus au pays à la faveur du coup d’Etat militaire du 3 avril 1984. Ces frères, avec l’appui des pays occidentaux, réussiront à instaurer le multipartisme comme nous le vivons depuis l’agrément des partis politiques à partir du 3 avril 1992.


Aucun guinéen ne peut nier le fait que l’installation des partis politiques à travers le pays a entraîné partout la violence des saccages de biens, des incendies volontaires et même des tueries. Et ces crimes ne continuent-ils pas à affecter la vie politique nationale en se manifestant plus particulièrement à l’occasion des élections ? Aussi, ne peut-on pas affirmer que l’organisation d’une élection dans les conditions actuelles est, à vrai dire, l’organisation de la violence ? Les principales causes de cette dérive que sont, entre autres, la haine et l’ethnocentrisme ont été cultivées, même officiellement, pendant combien d’années ? Et on peut espérer réussir à les endiguer pendant combien d’années ?


Après ce développement, nous pensons avoir été bien compris dans notre souhait ou notre suggestion que les Guinéens n’aillent à aucune élection avant que ne soit éteint entre eux le feu de la haine et de l’ethnocentrisme.


Nous concluons la présente déclaration en rappelant deux pensées. La première est du célèbre fabuliste français, Jean de La Fontaine. Cette pensée est : Citation


« Patience et longueur de temps font plus que force et rage ».

La 2ème pensée est du Général de Gaulle. Le Général de Gaulle qui, en dépit de tout, reste un éminent penseur politique. Citation : « En dehors des réalités, il n’y a pas de politique qui vaille ».

Prêt pour la Révolution

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