ABOUBACAR SOUMAH : « Ousmane Gaoual Diallo commence à perdre le nord »

2 weeks ago

LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

Par LEDJELY.COMsamedi 30 avril 2022 à 17:45samedi 30 avril 2022 à 23:09

Ousmane Gaoual Diallo, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, en outre porte-parole du gouvernement de transition, annonçait le 25 avril dernier le possible retrait de la Guinée de la CEDEAO. Au même moment, Dr Morissanda Kouyaté, ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, était mandaté par la junte pour plaider en faveur des autorités de la transition, à Accra, au Ghana, pour un prolongement du délai que l’institution sous-régionale avait fixé pour la publication du chronogramme de la transition.

S’exprimant sur le sujet hier vendredi 29 avril 2022, Aboubacar Soumah, président de la Guinée pour la démocratie et l’équilibre (GDE), a estimé que le ministre Ousmane Gaoual Diallo commence à perdre le nord en imaginant que la Guinée puisse quitter l’institution sous-régionale. « Ce gouvernement au nom duquel il porte la parole a envoyé une délégation au niveau de la CEDEAO pour demander une rallonge [de l’ultimatum]. Ça, c’est une façon de lui dire : arrête ! », a laissé entendre l’ancien député de Dixinn.

« La CEDEAO, une porte pour les autres institutions »

Pour Aboubacar Soumah, le CNRD prend un grand risque en pensant tromper la communauté internationale. Selon lui, cette communauté est informée de tout ce qui se passe, à la seconde, dans le pays. « Aujourd’hui, ils demandent une rallonge un peu sur le délai par rapport à la préparation de tout ce qu’il faut pour communiquer le chronogramme et le durée de la transition. [Pourtant], au début, ils disaient qu’ils ne s’en foutaient pas mal de la CEDEAO. Ils sont en train de se cogner au mur parce qu’ils ne savent pas que la CEDEAO est une institution porte pour les pays membres. Si la CEDEAO prend une sanction, elle est exécutoire au niveau de l’Union africaine, de l’Union européenne mais aussi au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU », a fait comprendre M. Soumah, ajoutant que la Guinée ne devrait surtout pas s’inspirer du cas de la Mauritanie pour quitter la CEDEAO « pour des questions de souveraineté ou d’autonomie financière ».

Aliou Nasterlin

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